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- La direction : il s'agit de définir des buts et maintenir l'activité vers celui-ci.
- L'adaptation : c'est la réalisation d'essais, de tâtonnement, de compréhension et d'invention
- Le jugement : ceci permet la régulation de l'action.
Qui étudie l'intelligence
De nombreuses disciplines s'intéressent à ce concept très valorisé dans notre société : la psychanalyse, les sciences cognitives, les neurosciences, la psychologie du
développement... A elle seule, chaque discipline ne peut rendre compte de l'intelligence dans toute sa complexité. L'enfant, l'adulte sont construits à partir de :
- facteurs endogènes : le corps, le biologique, le neurologique
- facteurs exogènes : l'environnement dans lequel l'individu évolue, famille, le contexte culturel
Ainsi, l'intelligence ne peut se comprendre, s'étudier qu'à l'interface de nombreuses disciplines. Nous souhaitons mettre un accent tout particulier à l'apport
psychanalytique.
Cette discipline apporte des éléments intéressants sur la compréhension du concept. Le bébé va se construire dans un premier temps dans sa relation avec sa mère ou
une figure d'attachement principale. Il va se représenter un modèle affectif qui va lui permettre d'adapter son comportement. Ce modèle affectif, s'il assure une
relative stabilité des réponses maternelles, va permettre au bébé de développer rapidement des processus d'exploration de son environnement.
Le bébé a besoin d'une sécurité affective pour appréhender le monde qui l'entoure. Bernard Golse [4] évoque un nouveau courant de pensée qui pourrait s'appeler la
neuropsychanalyse et qui essayerait de donner une place juste à l'affecte. Ce serait prôner, étudier une lecture affective de la cognition (pensée).
Nous trouvons que lier l'affect et le cognitif est une façon assez juste de penser le comportement humain. Sans vouloir, trop compliquer la réflexion, nous y
rajouterions une note de sociale : Ce serait une lecture affective de la cognition dans un cadre culturel.
Comment l'appréhender
Les scientifiques essayent de mesurer ses manifestations à travers des outils de mesures : les tests. Le test fournit des informations importantes pour apprécier la
capacité d'adaptation d'un individu à son environnement actuel et futur. Cependant c'est une mesure relative, l'émotion, la personnalité du sujet sont à prendre en
compte, ce qui demande une interprétation par un spécialiste du test : le psychologue. Les mesures sont relatives également à l'espace (le pays) et au temps
(l'époque). Ainsi, un test doit prendre en compte des caractéristiques propres à l'individu, à son contexte culturel et son époque.
L'apport de Binet et Simon.
En 1904, en France, la société propose deux axes principaux d'intervention dans le domaine de l'éducation de l'enfant :
- concevoir un examen afin de repérer les enfants en difficulté scolaire.
- concevoir ainsi des classes spécifiques avec une méthode adaptée.
Alfred Binet développe ainsi le premier test (une échelle métrique) permettant de repérer les enfants ayant des problèmes d'apprentissage. Ce test [5], prédit en
partie la réussite scolaire et permet de classifier les retards mentaux. Ce test ne connaît pas de succès en France : beaucoup de résistance de la part des
professionnels français. Il faudra attendre les année 1960 pour qu'elle soit largement utilisée dans son pays d'origine. Par contre, cette échelle métrique va
connaître un vif succès aux états-unis.
Goddard [6] réussit à l'exporter aux états unis et le fait traduire dès 1910. Il est d'abord utilisé pour identifier les enfants présentant des difficultés scolaires
mais connaît également des dérives racistes comme pour refouler des candidats à l'immigration. Le test de Binet Simon est un des tests les plus populaires aux états
unis. D'autres tests ont été construits sur son modèle (pour l'armée et la sélection à l'entrée à l'université). Binet apporte une démarche nouvelle en psychologie :
essayer d'appréhender l'intelligence par le biais de la mesure.
La psychologie de la mesure, étudiait les processus dits primaires comme les sensations et avec comme mesure des temps de réaction... On tente de décrire pour la
première fois la pensée par l'évaluation de grandes facultés. Le colloque sur l'intelligence est une façon de rendre hommage à cette échelle métrique qui a été bien
rejetée à ces débuts.
Les nouveautés 100 ans après
La conception actuelle dominante de l'intelligence est une conception multifacorielle. Il y aurait une composante centrale (indice g) mis en évidence par Spearman par
l'analyse factorielle : toutes les tâches des tests feraient appel à une composante commune de l'intelligence ainsi qu'à de multiples facteurs groupes.
Jacques Grégoire nous offre une conclusion assez juste de la mesure de l'intelligence : tester un individu nous apporte des informations précieuses concernant ses
capacités d'adaptation à son environnement actuel et futur. Cependant, pour que cette mesure soit pertinente, il nous faut la relativiser : prendre en compte dans son
interprétation [7] de l'introduction de facteurs latents comme l'émotion, la personnalité du sujet. Ceux-ci pouvant aider à expliquer, nuancer les résultats : rendre
"humain" un score paraissant statique.
La mesure de l'intelligence ne représente que l'actualisation d'un potentiel dont l'étendue exacte nous est inconnue.
[1] Wechsler : fondateur du test du même nom
[2] Larry Weiss : est responsable des grands changements du test Wechsler
[3] Michel Huteau : psychologue s'intéressant à l'histoire de la psychologie
[4] Bernard Golse : pédopsychiatre et psychanalyste
[5] ce test connaît trois version : 1905, 1908 et 1911
[6] Goddard : éducateur
[7] l'interprétation d'un test d'intelligence ne peut être réalisée que par un psychologue.
Article écrit par Céline Chemla
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