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Article : Asie : Le Turkménistan
Le Turkménistan est un pays d'Asie centrale, entouré de l'Afghanistan,
de l'Iran, de la mer Caspienne, du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan. 


Histoire :
1863-1885 : Les Russes conquièrent la région et en font la province Transcaspienne.
1897 : Il est intégré au Turkestan.
1924 : création de la république socialiste soviétique du Turkménistan, qui est intégrée à l'URSS un an plus tard.
Octobre 1991 : indépendance. Saparmyrat Nyýazow devient président, Sakhat Myradow président du Conseil suprême, le pays adhère à la CEI.
1992 : Khan Ahmedov chef du gouvernement.
1993 : Saparmyrat Nyýazow prend officiellement le nom de Türkmenbaşy.
1996 : Saparmyrat Nyýazow enregistre une émission sur la chaîne française TF1 qui ne sera jamais diffusée. Le "dirigeant" turkmène y remercie de leur sollicitude les
présidents-directeurs-généraux de TF1 et Bouygues. Cette vidéo est disponible ici :
http://permanent.nouvelobs.com/dossiers/documents/TF1_Bouygues.wmv (adresse à installer dans son lecteur de vidéo.) Une légère fausse note pour la France, le pays des Droits de
l'Homme et du Citoyen. Cette émission ne sera jamais diffusée.
1999 : En décembre, le parlement turkmène prolonge indéfiniment le mandat de Saparmyrat Nyýazow.
- En cours. Recherche d'informations.
Politique :
Depuis l'indépendance de cette ex-république soviétique, le Turkménistan est gouverné par le dictateur Saparmyrat Nyýazow, qui se fait appeler le "Père des Turkmènes".
Pratiquant un culte de la personnalité poussé jusqu'à l'extravagance, il maintient une population d'un peu plus de 4 millions de personnes dans une grande misère alors que les importantes
ressources de gaz du pays permettraient de leur offrir des conditions de vie décentes. La situation médicale de la population est catastrophique. La plupart des hôpitaux ont été fermés
sous l'ordre de Niazov qui les juge inutiles. Il a publié un ouvrage sur les règles d'hygiène, le Rukhmana que tous les citoyens se doivent d'appliquer. Il a aussi décidé de réduire à 3
ans la durée des études médicales et de diviser par 10 le nombre d'étudiants en médecine. Des maladies endémiques comme la tuberculose, le choléra ou la dysenterie sont réapparues et font
des ravages dans certaines villes ou régions.
Les libertés publiques sont inexistantes. Caméras de surveillance et policiers sont omniprésents. Les journalistes étrangers sont interdits de séjour comme les antennes satellite et il
n'existe aucun média libre.
Le culte de la personnalité du dictateur se manifeste partout: portraits, statues, citations sont présents dans toutes les villes jusqu'à une statue dorée à l'effigie de Niasov qui tourne
suivant la course du Soleil. Parmi les décisions "ubuesques" du dictateur : le changement de nom des mois du calendrier, un mois porte désormais le nom de sa mère, et l'interdiction du
port de la moustache ! Plus grave, les bibliothèques, théâtres et opéras ont été fermés. Seules la musique et les danses traditionnelles sont autorisées.
La situation économique de la population est elle aussi catastrophique avec un chômage variant, selon les sources, de 50 à 70 %. Le salaire moyen mensuel ne dépasserait pas les 30 €
(2005). La plupart des richesses du pays sont détournées par le dictateur et ses proches. Des purges successives éliminent les cadres du régime. Le nombre de prisonniers politiques est
estimé à plus de 30 000 personnes (près d'un habitant sur mille !).
Allié de Moscou, principal fournisseur de gaz de la société russe Gazprom, le régime turkmène est soutenu par le Kremlin. Se gardant de toute ingérence dans la politique de ses voisins
(Ouzbékistan, Iran ou Afghanistan) et sans prétention territoriale ou militaire, il ne constitue donc pas une menace aux yeux des Russes, des Américains ou des Chinois. Peu présent dans
les médias occidentaux ou auprès des ONG, le régime de Niazov peut donc perdurer.
Géographie :
Ce pays a comme pays voisin l’Afghanistan au sud-est, l’Ouzbékistan au nord-est, le Kazakhstan
au nord-ouest, l’Iran au sud-ouest et la mer Caspienne à l’ouest. Il a une superficie de 488 100 km2.
Situé au nord de la chaîne de montagnes Kopet-Dag, le Turkménistan est un pays composé de plaines et de vallées désertiques à 80%. La région du Karakoum est particulièrement caractérisé
par de violentes tempêtes de sables. Nous pouvons retrouver quelques montagnes et dunes au sud. Le point le plus haut est le Gora Ayribaba avec une altitude de 3 139 m. Aucun volcan n’est
enregistré au Turkménistan, celui-ci étant relativement loin des limites de plaques tectoniques.
Deux climats se côtoient sur ce territoire. Dans les régions à proximité de la mer Caspienne, le climat est plutôt humide, tandis qu’à l’intérieur du pays, le climat est sec. En hiver, les
températures peuvent atteindre -25°C et en été, le thermomètre affiche facilement 40°C.
L’un des problèmes majeurs du Turkménistan, outre la dictature qui règne dans le pays, est le partage d’un important fleuve nommé Amou-Daria. Situé sur le territoire de l’Afghanistan (Parmir),
ce fleuve coule naturellement au travers de l’Afghanistan, du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. Ces deux derniers pays ne s’entendent pas pour tracer leur frontière commune
le long du fleuve plutôt que de l’entrecoupée. Ils s’accusent mutuellement sur les déperditions de l’eau de l'Amour Daria.
Économie :
- En cours. Recherche d'informations.
Divers :
Langue officielle : Turkmène
Capitale : Achgabat
Plus grande ville : Achgabat
Superficie : 488 100 km²
Population : 4 863 169 hab.
Monnaie : Manat turkmène (TMM)
Fuseau horaire : UTC +5
Domaine internet : .tm
Indicatif téléphonique : + 993. 
Liens externes

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