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Article : Le Soudan


Le Soudan est un pays de l'est de l'Afrique, le plus grand du continent en superficie. Bordé par la Libye et l 'Égypte au nord, la mer Rouge, l'Érythrée et l'Éthiopie à l'est, le Kenya, l'Ouganda et la République démocratique du Congo au sud, la République centrafricaine, le Tchad à l'ouest, son nom vient de l'arabe balad as-sūdān, qui signifie littéralement « Pays des noirs ».

 

 

 

Sommaire

Histoire - Politique - Géographie - Économie - Divers - Liens externes

 

 

 

Histoire :


Dans l'Antiquité, le pays correspondait en grande partie à l'ancienne Nubie.

Le chef religieux Muhammad ibn Abdallah, s'étant proclamé Mahdi (Messie), tenta d'unifier les tribus de l'Ouest et du centre du Soudan contre l'Empire britannique. Il prit la tête d'une révolte nationaliste qui aboutit à la chute de Khartoum en 1885, où le général britannique Charles George Gordon fut tué. L'État Mahdiste survécut jusqu'en 1898 où il fut anéanti par une armée anglo-égyptienne dirigée par Lord Horatio Kitchener. L'indépendance fut proclamée en 1956, mais le gouvernement de Khartoum revint sur les promesses faites aux provinces du Sud de créer un État fédéral, ce qui conduisit à une mutinerie menée par des officiers du Sud, qui à son tour déclencha une guerre civile de 17 ans (1955-1972).

Des élections eurent lieu en avril 1965 mais les gouvernements successifs furent incapables de se mettre d'accord sur une constitution permanente ou de résoudre les problèmes de la lutte entre factions, de la stagnation économique et de la dissidence ethnique. Le mécontentement amena un second coup d'État militaire le 25 mai 1969. Son meneur, le colonel Gaafar Muhammad Nimeiri, devint Premier ministre, et le nouveau régime supprima le Parlement et interdit tous les partis politiques.

Des luttes entre les marxistes et les non-marxistes à l'intérieur de la coalition militaire au pouvoir provoquèrent un nouveau coup d'État en juillet 1971, dirigé par le Parti Communiste soudanais. Quelques jours après, des troupes anti-communistes restaurèrent Nimeiri.

En 1972, l'accord d'Addis-Abeba mit fin à la guerre civile Nord-Sud et instaura un certain degré d'autonomie régionale. En septembre 1983 le président Nimeiri annonça sa décision d'introduire la charia (loi islamique) dans le code pénal.

Cette décision est l'élément déclencheur d'une guerre civile qui oppose le Gouvernement (GOS) à des groupes armés du Sud Soudan. Ce conflit s'analyse le plus souvent comme une guerre de religion entre le Nord - islamique - et le Sud - chrétien. Si cette dimension religieuse existe certainement, en témoigne le déclenchement de la guerre civile consécutif à l'instauration de la charia par le gouvernement du Nord, il n'en demeure pas moins qu'elle est à tempérer. Tout d'abord, parce que le Sud est très minoritairement chrétien mais plutôt animiste. Ce sont donc plutôt deux cultures, une tribale traditionaliste au Sud et une arabo-musulmane au nord, qui s'opposent. On peut aussi y analyser une opposition entre le Centre et la périphérie, expliquant ainsi aussi les moteurs des conflits au Darfour, à l'ouest du pays, et dans le Béjaland, à l'est du pays.

Après une pénurie de pain et d'essence, une insurrection grandissante dans le Sud, une période de sécheresse et de famine, en 1984-1985 un autre coup d'État mené par le général Souwar al-Dahab restaura un gouvernement civil. Cependant la guerre civile faisait de plus en plus de morts et la situation économique continuait à se dégrader. En 1989, à la suite d'un coup d'État, le général Omar el-Béchir devint chef d'État, Premier ministre et chef des forces armées. La loi pénale de 1991 institua des peines sévères dans tout le pays, telles que l'amputation et la lapidation. Bien que les états du Sud non musulmans soient officiellement exemptés de ces dispositions, la loi permet cependant une possible application future de la charia dans le Sud.

La guerre civile, toujours en cours, a déplacé plus de 4 millions d'habitants du Sud. Certains ont fui dans des villes du Sud comme Juba, d'autres ont cheminé vers le nord jusqu'à Khartoum ou ont pris le chemin de pays voisins comme l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda ou l'Égypte. Ces gens ne pouvaient pas produire de la nourriture ou gagner de l'argent pour se nourrir, et la malnutrition et la famine se sont répandues. Le manque d'investissement dans le Sud a également abouti à ce que les organisations humanitaires internationales appellent une « génération perdue », mal éduquée sans accès aux soins de base, et sans grandes chances de trouver un emploi productif que ce soit dans le Sud ou dans le Nord.

Les pourparlers de paix entre les rebelles du Sud et le gouvernement ont fait des progrès notables en 2003 et au début de l'année 2004, même si des accrochages se seraient encore produits dans certaines régions méridionales.

Une nouvelle rébellion dans la province occidentale du Darfour a commencé début 2003. Le gouvernement et les rebelles ont été accusés d'atrocités au cours de cette guerre. En février 2004, le gouvernement a proclamé sa victoire sur la rébellion mais les rebelles disent garder le contrôle des zones rurales et certaines sources indiquent que des combats continuent à de nombreux endroits.

Le 9 janvier 2005, un accord de paix a été signé à Nairobi entre John Garang (APLS) et le vice-président Ali Osman Taha, représentant le gouvernement soudanais. Il met fin à 21 ans de guerre civile entre l'État, dominé par les musulmans et les miliciens chrétiens de Garang. Cet accord prévoit un régime d'autonomie de 6 ans au Sud-Soudan, période à l'issue de laquelle un référendum d'autodétermination sera organisé.

Le 9 juillet 2005, la nouvelle constitution, élaborée grâce aux accords de Nairobi, est appliquée et permet le retour du mouvement de John Garang à Khartoum. Un gouvernement d'union nationale est mis sur pied pour cette période de transition.

Le 31 juillet 2005, John Garang meurt dans l'accident de l'hélicoptère ougandais qui le transportait, dans le sud du Soudan. Cela provoque plusieurs jours d'émeutes dans la capitale ainsi qu'à Juba entre les partisans de Garang et ceux du gouvernement. Les partisans de l'ancien chef rebelle John Garang ne croient en effet pas à la thèse officielle du gouvernement selon laquelle l'hélicoptère a été victime de problèmes techniques. Ils déclenchent des émeutes à Khartoum, provoquant les représailles de militants nordistes. Ces violences font, d'après le bilan du Croissant Rouge soudanais, 130 morts et plus de 350 blessés.

 

 

 

 

Politique :


- En cours. Recherche d'informations.

 

Géographie :


Le Soudan est le plus grand pays d'Afrique. Il a des frontières communes avec :
- l'Égypte au nord ;
- la Libye, le Tchad et la République centrafricaine à l'ouest ;
- la République démocratique du Congo, l'Ouganda et le Kenya au sud ;
- l'Éthiopie et l'Érythrée à l'est.

Relief :
La quasi totalité du pays est constituée par un vaste plateau dont l 'altitude varie de 300 à 1 200 mètres. Les chaînes montagneuses se situent en bordure de la mer Rouge, à l'ouest dans la province du Darfour (Djebel Marra, 3 071 mètres) et au sud dans les monts Imatong où l'altitude maximale est atteinte au mont Kete, 3 187 mètres. Le pays est traversé par le Nil et ses deux affluents : le Nil Blanc (Bahr al-Abiadh) qui fournit l'eau en période de sécheresse et le Nil Bleu (Bahr al-Azraq) au débit plus irrégulier. La confluence des deux Nil se fait à Khartoum. Les régions nord et est sont désertiques : le désert de Nubie, constitué de sable et de rochers, fait suite aux déserts égyptien et libyen.

 

Économie :


En dépit de ressources naturelles considérables, le Soudan est parmi les pays les plus pauvres du monde. Traditionnellement, son économie a été principalement agricole - avec la production de coton et gomme arabique. La production (et les exportations) significative de pétrole commence vers la fin de 1999.

L'économie\ change nettement : 73% des revenus d'exportation viennent du pétrole. Cette production de pétrole a amené des investissements étrangers importants.

Agriculture :
Agriculture et forêt : La grande variété climatique permet une large diversification des activités et des productions agricoles et pastorales. L'agriculture, qui connaît de sérieuses difficultés en cas de sécheresse, est la principale ressource du pays et fournit les principaux produits d'exportation, en particulier le coton, le sésame et la gomme arabique (le Soudan détient 80 % du marché mondial) ; mais la production de céréales reste insuffisante pour nourrir la population du pays qui doit en importer. Productions (1998) : sorgho, 3,7 millions de t ; blé, 637 000 t ; millet, 600 000 t ; légumes frais, 460 000 tonnes ; tomates, 240 000 t ; thé, 169 000 t ; agrumes, 140 000 t ; dattes, 175 000 t ; fruits frais, 380 000 t ; canne à sucre, 5,9 millions de t ; arachides, 1,1 million de t ; graines de sésame, 339 000 t ; coton-graine, 320 000 t ; gomme arabique, 35 000 t. Bois (1997) : 110 000 m3. Cheptel (1998) : ovins, 42,4 millions ; bovins, 35,6 millions ; caprins, 37,3 millions ; camélidés, 3,1 millions ; asins, 720 000. Pêche (1996) : 45 000 t, essentiellement de poissons d'eau douce.

Pétrole :
Les réserves de brut exploitées au Soudan s’élèvent depuis janvier 2004 à 563 millions de barils ; en 2001 il s’agissait de 262 millions de barils. En juin 2004, la production s’est élevée à 345 000 barils/jour, elle était de 270 000 barils/jour en 2003.

Électricité :
Le Soudan n’a qu’une production de 728 mégawatts d’électricité venant à peu près par parts égales de source thermique (pétrole surtout) et hydroélectrique. Le plus important est le barrage de Roseires sur le Nil Bleu qui fournit 280 mégawatts. L’insuffisance de la production vient de ce qu'elle est variable selon les pluies. Les régions non couvertes dépendent de générateurs au diesel ; seulement 30 % de la population a accès à l’électricité. Il est prévu de faire passer ce chiffre à 90 %, au prix de trois milliards de dollars d'investissement dans les années à venir. Le plus grand des projets est le barrage de la 4e cataracte qui produira 1250 mégawatts. Un autre barrage est construit par la Chine à la seconde cataracte et produira 300 mégawatts.

 

 

 

 

Divers :


Langue officielle : Arabe
Capitale : Khartoum
Superficie : 2 505 810 km²
Population : 37 090 298 hab. - Densité 15 hab./km²
Monnaie : Dinar soudanais (SDD)
Fuseau horaire UTC : +3
Domaine internet : .sd
Indicatif téléphonique : +249

Liens externes

 

Plus d'information : Recherche de plus d'info sur le Soudan avec Wikipedia.

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