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Article : Ile de Madagascar
La République de Madagascar est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, au large de l'Afrique de l'est dont il est séparé par le canal du Mozambique. Sa capitale est Antananarivo (Tananarive).
Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île fut administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit ensuite. En 1960, Madagascar retrouve théoriquement son indépendance mais demeure soumis à une
forte influence française dans tous les domaines, et plus particulièrement sur le plan politique et économique. Ainsi, jusqu'en mai 2003, on utilisait 2 monnaies à Madagascar : l'ariary (Ar)
et le Franc dit malgache ou FMG qui était alors la monnaie la plus utilisée car longtemps apparité au Franc CFA en usage dans toutes les anciennes colonies françaises d'Afrique.
A partir de mai 2003, un double étiquetage fut appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'ariary a cours
dans le pays.
La langue malgache est originaire d'Indonésie. Elle est apparentée au ma'anyan et à d'autres langues parlées dans l'arrière-pays du sud-est de Kalimantan. 


Histoire :
La première occupation humaine à Madagascar remonte vraisemblablement aux premiers siècles de l'ère chrétienne. Ces pionniers sont
originaires de l'Asie du Sud-Est, plus précisément de la partie centrale de l'actuelle Indonésie. Les premiers royaumes dont on peut établir l'histoire remontent aux environs du XIIe
siècle au centre de l'île. Les autres royaumes du littoral dont le souvenir s'est perpétué n'émergent qu'à partir du XVIIe siècle. On peut à cet égard énumérer les royaumes sakalava sur la
côte ouest, ceux des betsimisaraka et des peuples du sud-est sur le littoral oriental, les royaumes betsileo au sud du pays merina, etc. Sur les hautes terres, le royaume merina prend
véritablement son essor au début du XVIe siècle. Celui-ci ne devait cependant connaître l'apogée que sous le règne d'Andrianampoinimerina qui mourut en 1810. Ce dernier entreprit d'unifier
le pays merina, tout en laissant par testament à son successeur le soin de conquérir le reste de l'île, à travers l'expression : ny riaka no valamparihiko, "la mer [sera] la limite de ma
rizière". Ce fut donc avec son fils Radama Ier que l'entreprise d'unification proprement dite de Madagascar débuta. Les premières régions extra-merina à être soumises furent le pays
bezanozano à l'est et les pays betsileo au sud.
Après l'accord anglo-merina de 1817 et ensuite, 1819, en échange de sa coopération pour mettre fin au commerce des esclaves avec l'étranger, Radama reçut par l'intermédiaire de l'île
Maurice l'assistance de la Grande-Bretagne pour moderniser son royaume et ses armées. C'est ainsi qu'en quelques années à peine, au titre de Roi de Madagascar que les Britanniques lui
avaient reconnu, il réussit à imposer son autorité sur les trois-quart de l'île, correspondant aux régions les plus riches et les plus peuplées.
Autant dire que, virtuellement, il a en fait conquis tout Madagascar, même si c'était encore à titre de simple suzerain, se contentant de contrôler les relations extérieures et de
percevoir des "tributs" de vassalité. Après la disparition prématurée de Radama en 1828, le trône échut à son épouse, la reine Ranavalona Ire qui entreprit d'étendre un peu plus et de
consolider les conquêtes de son predecesseur. Devant cependant les agressions françaises (attaques inopinées de Gourbeyre en 1829) et les graves menaces que les missionnaires britanniques
faisaient planer sur la pérennités des valeurs nationales merina, la reine Ranavalona décida en 1835 d'expulser les Européens qui avaient refusé de prêcher leur religion. Mais ceci
n'interrompit pas pour autant le processus de modernisation du royaume, ardemment souhaité par les autorités, qui durent donc se rabattre sur le savoir-faire technique de quelques
particuliers, engagés pour la circonstance.
Avec James Cameron, reparti avec les missionnaires, le plus connu d'entre ces techniciens étrangers était Jean Laborde, établi en Imerina dès 1831 pour ensuite y séjourner durant plus de
quarante ans, jusqu'à sa disparition en 1878. Après la disparition de Ranavalona 1ère en 1861, sa succession échut à son fils qui prit le nom de Radama II. Celui-ci entreprit aussitôt
d'ouvrir largement les portes du royaume aux influences européennes, se risquant même à en compromettre l'indépendance en attribuant d'immenses concessions territoriales à des aventuriers
comme notamment le Français Joseph Lambert.
En quelques mois à peine, par les incohérences de sa politique qui révélèrent aux yeux de tous son incompétence, le pays sombra dans un état de semi-anarchie et il se mit sur le dos une
grande partie des classes politiques traditionnelles. D'où finalement son assassinat en 1863 sur l'instigation du Premier Ministre Rainivoninahitriniony. On mit alors sur le trône son
épouse qui devient la reine Rasoherina. Par la même occasion, le Premier Ministre qui représentait les Hova, devint officiellement l'époux de la souveraine. Cette union était donc avant
tout de nature politique, afin de symboliser le partage des responsabilités entre les deux composantes majeures du peuple merina. Sous Rasoherina, le royaume poursuivit sa modernisation,
et il en sera de même avec les deux souveraines suivantes, Ranavalona II (1868-1883) qui rendit officiel la pratique du culte chrétien et Ranavalona III (1883-1897).
À partir de 1864, la charge de Premier Ministre et Commandant en Chef de l'armée échut à Rainilaiarivony, le frère cadet de Rainivoninahitriniony. Celui-ci demeura à son poste jusqu'à ce
que les envahisseurs français ne le déposent en 1895. D'abord soumis au régime du protectorat français à la suite du traité du 1er octobre 1895, Madagascar fut ensuite déclaré
unilatéralement colonie française le 6 août 1896. Aucune consultation aboutissant à un quelconque traité ne fut jamais en effet entreprise par l'occupant, alors même que la reine et le
gouvernement local étaient encore en fonction.
Par la suite, le 1er mars 1897, tout aussi arbitrairement, le général Galliéni abolit de lui-même la monarchie, faisant aussitôt perdre tout droit politique à ceux qui devinrent des «
indigènes malgaches » jusqu'au début de 1946. La résistance patriotique des Menalamba commencée en novembre 1895 fut brisée par la terreur.
La "pacification" de l'île ne s'acheva cependant dans les régions côtières qu'en 1904, après avoir fait environ 100 000 victimes sur une population d'environ 3 millions d'âmes pour
l'ensemble de l'île. Après un début difficile avec l'affaire de la VVS en 1915, le combat nationaliste ne se développa véritablement qu'à la fin des années 20. Celui-ci connut son apogée
au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sous la conduite du MDRM.
Mais l'élan fut brisé en 1947 après que l'insurrection ratée du 29 mars fut noyée dans le sang. Ici également, les victimes se chiffrent entre 80 000 et 100 000 morts (11 000 d'après les
estimations officielles de l'époque). Madagascar se vit enfin accorder une indépendance de façade le 26 juin 1960 sous la direction de Philibert Tsiranana, un ancien leader du PADESM.
Politique :
Le premier Président de Madagascar, Philibert Tsiranana, fut élu quand son Parti Social Démocrate (Pisodia)
remporta le pouvoir lors de l'indépendance en 1960, et fut réelu sans opposition en mars 1972. Cependant, après à peine deux mois, il démissionna en réponse aux démonstrations
antigouvernementales massives. L'agitation se poursuivit, et le successeur de Tsiranana, le Général Gabriel Ramanantsoa, démissionna le 5 février 1975, transmettant le pouvoir exécutif au
Lieutenant Colonel Richard Ratsimandrava, assassiné six jours plus tard. Un directorat militaire provisoire fut alors mis en place jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement soit formé en juin
1975, sous l'autorité de l'Amiral Didier Ratsiraka.
Durant les seize années suivantes, sous la direction du Président Ratsikara, Madagascar continua avec un gouvernement engagé vers le socialisme révolutionnaire basé sur la constitution de
1975, qui établit un état fortement centralisé. Lors des élections de 1982 et 1989, Ratsikara fut réélu pour un deuxième et troisième mandat présidentiel de sept ans. Pendant la majeure
partie de cette période, seule une opposition politique réduite et modérée était tolérée, sans critique du président permise dans la presse.
Avec une relaxation des restrictions sur l'expression politique, à partir de la fin des années 1980, le régime de Ratsiraka subit une pression croissante en faveur d'un changement
fondamental. En réaction à une économie qui se détériore, Ratsiraka avait commencé à relâcher le dogme socialiste pour instituer quelques réformes libérales. Mais celles-ci, ainsi que
d'autres réformes politiques - telles que l'élimination de la censure de la presse en 1989 et la formation de partis politiques supplémentaires en 1990 - furent insuffisantes pour calmer
la force de l'opposition grandissante, connue comme Hery Velona
ou « Forces Vives », centrées dans la capitale et le haut plateau environnant.
En réponse aux démonstrations pacifiques de masse et d'écrasantes grèves générales, Ratsiraka remplaça son premier ministre en août 1991 mais endura un revers irréparable peu de temps
après, quand ses troupes firent feu sur des manifestants pacifiques défilant dans son palace de banlieue, en tuant plus de trente.
Sa position de plus en plus affaiblie, Ratsiraka accepta les négociations concernant la formation d'un gouvernement transitoire. La « Convention Panorama » qui en résulta, le 31 octobre
1991, dépouille Ratsiraka de quasiment tous ses pouvoirs, crée des institutions temporaires, et met en place un planning de dix-huit mois pour achever la transition vers une nouvelle forme
de gouvernement constitutionnel. La Haute Cour Constitutionnelle fut conservée comme ultime arbitre judiciaire du processus.
En mars 1992, une nouvelle constitution fut ébauchée par un Forum National largement représentatif, organisé par le Conseil des Églises Chrétiennes de Madagascar (FFKM). Les troupes
protégeant l'événement se heurtèrent avec les « fédéralistes » pro-Ratsiraka qui tentèrent d'interrompre le forum en protestation à l'esquisse constitutionnelle qui empêcherait le
président titulaire de gouverner à nouveau. Le texte de la nouvelle constitution fut soumis en août 1992 à un référendum à l'échelle nationale, et approuvé par une large marge en dépit des
efforts des fédéralistes pour perturber le scrutin dans plusieurs régions côtières.
Les élections présidentielles se tinrent le 25 novembre 1992, après que la Haute Cour Constitutionnelle eut statué, malgré les objections des Forces Vives, que Ratsiraka pouvait être
candidat. L'élection finale se déroula en février 1993, avec la victoire du leader des Forces Vives Albert Zafy sur Ratsiraka. Il fut assermenté en tant que Président le 27 mars 1993.
Des élections législatives à l'échelle du pays furent tenues en juin 1993 afin d'élire une nouvelle Assemblée Nationale qui, sous la nouvelle constitution, excerce l'initiave législative
en commun avec le Premier ministre, qu'elle élit.
Le système de représentation proportionnelle pour l'élection des législateurs contribua à une augmentation significative du nombre de partis politiques et de groupes d'intérêt spéficique.
Ceci, ainsi que la liberté de la presse, promeut les débats ouverts et animés sur les sujets politiques à Madagascar.
Zafy fut destitué par la Cour constitutionnelle le 5 septembre 1996. Didier Ratsiraka fut rappelé au pouvoir lors des élections du 29 décembre 1996 aux cours desquelles il l'emporta sur
Zafy par 51 % des voix. Le nouveau président fur assermenté le 9 févreier 1997
Le Président est Marc Ravalomanana et le Premier ministre Jacques Sylla depuis mai 2002. Le président a remporté l'élection avec 52 % des voix contre son précédesseur Ratsiraka. L'ancien
premier ministre Tantely Andriananarivo a été condamné aux travaux forcés et à la prison. Il a été gracié partiellement par le président avec une peine de prison réduite à 3 ans. L'ancien
président Ratsiraka est en exil en France après avoir été accusé d'avoir détourner 7 millions €.
Une guerre civile qui fit 100
morts il y a quelque années. On déplore l'absence de reprise économique. Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. L'ouragan » Gafilo » a fait 200 morts et 200 000 sans-abris
en mars 2004
En mars 1998, les électeurs Malgaches approuvèrent une constitution révisée. Les principales institutions de la République de Madagascar sont une présidence, un Parlement (Assemblée
Nationale et Sénat), un premier ministre et gouvernement, ainsi qu'une justice indépendante. Le président est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable deux
fois.
L'Assemblée Nationale est constituée de 150 représentants élus par suffrage direct tous les cinq ans. Le Sénat est quant à lui constitué de 90 sénateurs, dont les deux tiers sont élus par
les législateurs locaux. L'autre tiers est nommé par le président, tous pour un mandat de six ans. Le Premier ministre et le conseil des ministres s'occupent de l'administration
quotidienne du gouvernement. Le Président nomme le Premier ministre.
Le Premier ministre et les membres du Parlement sont à l'origine de la législation, et le gouvernement l'exécute. Le Président peut dissoudre l'Assemblée Nationale. Pour sa part,
l'Assemblée Nationale peut voter une motion de censure et obliger le Premier ministre et le conseil des ministres à faire marche arrière. La Cour Constitutionnel examine les nouvelles lois
afin de s'assurer qu'elles sont conformes à la Constitution.
La législation détermine l'administration territoriale. Dans un effort de décentralisation de cette dernière, la constitution encourage les six provinces à devenir autonomes.
Géographie :
Madagascar est la quatrième plus grande île au monde avec une superficie de 587 000 km² (un peu plus que la superficie de la
France). Située dans l'océan Indien, traversée par le tropique du Capricorne, elle occupe une position stratégique avec sa côte tournée vers le canal du Mozambique.
Seule 5% de la surface du pays est utilisée pour l'agriculture. La déforestation atteint des proportions qui en font un problème majeur pour l'écologie et l'économie de l'île. Les eaux
sont de plus en plus polluées par des rejets humains incontrôlés, d'où parfois un risque de maladie (choléra) dans les zones de fortes densités.
Le climat de la Grande Île offre cinq variétés :
Au nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures
varient de 15°C à 37°C.
Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs entre les mois de
janvier et mars.
La grande région de l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes étendues à perte de vue. Les températures y varient de 10°C à 37°C.
Au centre de l’île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 mètres. Le climat peut-être assimilé à un climat de type méditerranéen avec des températures
annuelles moyennes de l’ordre de 20°C.
L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de 6°C à 40°C. Le climat est de type subdésertique.
L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons :
la saison des pluies (saison chaude) de novembre à avril,
la saison sèche (saison fraîche) de mai à octobre.
Un passé géologique original
La dérive des continents a montré que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient
réunies en une terre appelée Gondwana.
A la fin de l’ère Tertiaire, il y a 150 millions d’années, cette terre s'est disloquée pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit
où elle si situe présentement.
Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud
des continents africain et américain ainsi que des profils géologiques très proches. Néanmoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologique a fait évoluer la faune et la flore
de façon unique. On trouve donc sur la grande île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs (endémiques) dont les lémuriens sont un exemple célèbre. Du point de vue
géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète. Le point culminant de l’île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2
876 mètres d’altitude.
Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux
granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.
Divers :
Capitale : Antananarivo (Tananarive)
Population : 18 040 341 habitants (en 2005). 0-14 ans: 44,8%; 15-64 ans: 52,1 %; + 65 ans: 3 %
Superficie : 587 040 km²
Densité : 30 hab./km²
Frontières terrestres : 0 km
Littoral : 4 828 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 2876 m
Espérance de vie des hommes : 54,57 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 59,4 ans (en 2005)
Taux d'accroissement naturel : 3,03 % (en 2005)
Taux de natalité : 41,66 ‰ (en 2005)
Taux de mortalité : 11,35 ‰ (en 2005)
Taux de mortalité infantile : 76,83 ‰ (en 2005)
Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme (en 2005)
Taux de migration : 0 ‰ (en )
Indépendance : 26 juin 1960
Lignes de téléphone : 59 600 (en 2003)
Téléphones portables : 279 500 (en 2003)
Postes de radio : 3,05 millions (en 1997)
Postes de télévision : 325 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 55 000 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)
Routes : 50 000 km (dont 5000 goudronnés)
Voies ferrées : 893 km
Nombre d'aéroports : 130 (dont 29 avec des pistes goudronnées) 
Liens externes

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