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Article : Libye
La Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, ou Libye, est un pays d'Afrique
du Nord. Elle est bordée au nord par la mer Méditerranée, à l'ouest par la Tunisie (459 km) et l'Algérie (982 km), au sud par le
Niger (354 km) et le Tchad (1 055 km) et à l'est par le Soudan (383 km) et l'Égypte (1 115 km). Elle tire son nom d'une tribu
berbère qui était nommée Lebou.
Dans la Grèce antique, le terme est utilisé dans un sens plus large, comprenant toute l'Afrique du Nord à l'ouest de l'Égypte. Les trois parties traditionnelles du pays sont la
Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque. Dans la mythologie, Didon vient de Libye. 


Histoire :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Libye est conquise par les armées alliées combattant les armées italiennes et allemandes.
Les Forces françaises libres prirent ainsi le contrôle du Fezzan et du Ghadamès au sud-ouest du pays, qui resta un territoire militaire occupé de 1943 jusqu'en 1956, comme en témoignent
les timbres italiens surchargés, puis les émissions militaires britanniques et françaises.
Indépendante en 1951, la Libye devient une monarchie et profite rapidement de la découverte de gisements pétroliers sur son territoire. En 1969, le roi Idris Ier est déposé lors d’un coup
d’état non-violent mené par le colonel Mouammar Kadhafi. Celui-ci entend changer radicalement la politique de son pays : il prône la fusion avec d’autres pays arabes et il introduit un
socialisme d’état dans son pays en nationalisant les principales branches industrielles, dont les activités pétrolières. L’année suivante, il fait fermer des bases militaires britannique
et américaine et nationalise les sociétés détenues par des Italiens. En 1973, la défiance de Kadhafi vis-à-vis de l’Occident est confirmée par sa participation à l’embargo pétrolier et par
ses multiples implications dans le terrorisme et le soutien à de nombreuses rebellions dans le monde. En 1977, Kadhafi déclare la « révolution du peuple » : il change le nom du pays de
République arabe libyenne en Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités révolutionnaires ». S’ouvre alors une période de chaos institutionnel,
d’arbitraire politique et de déclin économique pour le pays.
Les années 1980 sont marquées par une confrontation entre le régime en place et la communauté internationale, et tout spécialement les États-Unis et le Royaume-Uni. En 1981, deux avions
libyens sont abattus par l’armée américaine à propos d’un contentieux sur les eaux territoriales. En 1984, le Royaume-Uni rompt toute relation avec le pays suite à la mort par balle d’une
policière anglaise devant l’ambassade libyenne à Londres. En 1986, déclarant agir en représailles d’un attentat dans une discothèque berlinoise fréquentée par du personnel américain, les
États-Unis bombardent des complexes militaires libyens, des zones résidentielles de Tripoli et de Benghazi, tuant 101 civils. En 1988, année où Kadhafi entame une légère libéralisation
économique de son pays, les services secrets libyens sont accusés d’avoir provoqué l’explosion en plein vol d’un avion de ligne américain au dessus de la ville écossaise de Lockerbie.
En 1992, le Conseil de sécurité des Nations Unies met en place des sanctions à l’égard de la Libye afin que celle-ci livre les deux agents secrets suspectés de l’attentat aérien de 1988.
C’est finalement chose faite en 1999 ce qui provoque la suspension des sanctions et le rétablissement des relations diplomatiques avec le Royaume-Uni. Le régime joue même, via la Fondation
Kadhafi, un rôle d’intermédiaire dans plusieurs libérations d’otages, comme à Jolo en 2000 et au Sahara occidental en 2003. En août 2003, la Libye endosse formellement la responsabilité
pour l’attentat de Lockerbie et signe un contrat de compensation avec les familles des victimes ce qui lui vaut en septembre 2003 la levée définitive des sanctions de la part du Conseil de
sécurité des Nations Unies.
En parallèle à cela, à partir du 11 septembre 2001, le président Kadhafi opère un changement dans sa politique entendant ainsi s'éviter une fin violente à l’irakienne, pour lui et son
régime. Dès janvier 2002, il entame des discussions avec les États-Unis sur la question du financement du terrorisme. Par la suite, en conséquence de négociations diplomatiques tenues
pendant toute l’année 2003 entre responsables libyens, britanniques et américains, Kadhafi annonce en décembre de cette année qu’il renonce officiellement à son programme d’armes de
destruction massive. Enfin, en mars 2004, il signe le protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Grâce à cela et une politique d’assouplissement de sa réglementation en matière économique permettant l’ouverture du marché local aux entreprises internationales, le régime de Kadhafi
assure sa survie mais se rapproche également des puissances occidentales et particulièrement de certains pays européens, comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Ainsi, le
président Kadhafi déclare désormais qu’il entend jouer un rôle majeur dans la pacification du monde et la création d’un Moyen-Orient sans armes de destruction massive. Particulièrement par
rapport aux relations avec l’Union européenne, ce volte-face de la Libye doit notamment être vu sous l’angle du combat des gouvernements de l’Union contre l’immigration illégale.
Sur le plan de la politique intérieure, les réformes semblent beaucoup plus lentes : du point de vue de la démocratie et des droits humains, le système politique libyen est très
insuffisant. Jusqu’à présent, grâce à un mélange de répression et d’évolution politique, le président a réussi à museler les différentes forces susceptibles de s’opposer à lui : les
exilés, les forces armées, l’islamisme radical et la contestation tribale. De plus, la récente levée des sanctions de l’ONU devrait améliorer les conditions de vie de la population et
ainsi, accroître l’adhésion de la jeunesse au régime. Toutefois, il est possible que la « dynastisation » du pouvoir au profit du fils du président actuel, Seïf al-Islam Kadhafi représente
une opportunité : en effet, celui-ci pourrait chercher à la fois à assurer l’héritage paternel et à mettre en œuvre des réformes politiques qui lui conféreraient une certaine légitimité au
niveau international. Sur cette voie, ses principaux opposants pourraient être les comités révolutionnaires qui se présentent comme les garants de l’idéologie de la révolution de 1969
Politique :
- En cours. Recherche d'informations.
Géographie :
Climat méditerranéen au bord de la mer, climat désertique ailleurs.
- En cours. Recherche d'informations.
Économie :
La Libye est un important producteur de pétrole et est membre de l'OPEP.
- En cours. Recherche d'informations.
Divers :
Langue officielle : Arabe
Autres langues : Berbère, italien
Capitale : Tripoli
Plus grande ville : Tripoli
Superficie : 1 759 540 km²
Population : 5 499 074 hab - Densité 3,13 hab./km²
Monnaie : Dinar libyen (LYD)
Fuseau horaire UTC : +2
Domaine internet : .ly
Indicatif téléphonique : +218 
Liens externes

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