|
| |

Participez ! Aimeriez vous ajouter sur cet article une information, un conseil, des trucs et astuces ? 
|
|
|
|
|
|
Article : La République de Guinée-Bissau
La République de Guinée-Bissau est un pays de l'Afrique de l'ouest, sa capitale est
Bissau. 


Histoire :
L'histoire de la Guinée-Bissau ne remonte pas aux quelques coups d'État qui ont secoué cette petite république africaine. Les
troubles qui secouent continuellement le pays ne doivent pas occulter le passé si riche de la Guinée. La Guinée-Bissau n'a été "découverte" par les européens que moins de 50 ans avant que
Christophe Colomb ne foule le continent Américain. En effet, 1446 marque le début de l'établissement portugais sur les côtes bissau-guinéennes mais également le début d'une résistance à
l'envahisseur des populations locales qui allait durer jusqu'au XXe siècle. En effet, le premier navigateur portugais Nuno Tristão est tué en 1446 et le dernier portugais avant la guerre
de libération sera tué en 1939 par les guerriers Bijagos. Le premier comptoir sera Bolama, situé sur l'île du même nom, en face de l'actuelle Bissau au cœur de l'Empire du Gabù. Le
commerce peut alors commencer : or, ivoire, poivre... et esclaves. La Casamance, anciennement portugaise (Ziguinchor a été fondé par les portugais) est rattachée dès la fin du 19ème à la
France.
L'Empire du Mali qui atteint son apogée entre le 13ème et le XVe siècle s'étendait jusqu'à la partie Est de la Guinée-Bissau. C'est à la fin du XVe siècle, à l'arrivée des Portugais, que
le commerce d'esclaves, d'or, d'ivoire et d'épices commença. Pour protéger leurs activités, les lusitaniens construirent des forts le long de la côte. Ce n'est qu'à partir des années 1700
que les Britanniques, les Espagnols, les Français et les Hollandais prirent d'assaut la plupart de leurs forts pour entrer eux-aussi dans la traite des esclaves. Les effets de la traite,
et particulièrement la désintégration sociale, furent désastreux. Comme dans le reste de l'Afrique, les principaux "captureurs" d'esclaves étaient les chefs de tribus et rois traditionnels
qui pour pouvoir se payer armes et pacotille n'hésitaient pas à faire des razzias chez leurs voisins. L'esclavagisme existant bien avant l'arrivée des Portugais, beaucoup n'y voyait aucun
vice. Les Portugais, pas assez riches et pas assez nombreux ne s'intéressent pas à l'intérieur du pays avant 1870, date à laquelle Français et Anglais commencent à se partager le continent
à coups de tracés de règle. La conquête de ce pays fût longue et sanglante. Toujours insoumises (à part les musulmans qui très vite, voyant qu'ils ne pourraient leur résister, devinrent
souvent les alliés des puissances coloniales) les ethnies se battaient farouchement contre l'envahisseur qui ne réussit jamais qu'à occuper le territoire.
A la fin du XIXe siècle, l'abolition de l'esclavage a été imposée par les patrouilles de surveillance de la marine britannique. Ainsi l'exportation des produits agricoles vers l'Europe
devint l'activité principale des puissances coloniales en Afrique occidentale. Le Portugal n'étant pas un pays riche et n'ayant que peu de ressources, il ne pût développer ses colonies. Le
gouvernement portugais était si faible qu'il permit aux compagnies européennes non-portugaises de contrôler et d'exporter les richesses de ses colonies, principalement les arachides et
l'huile de palme. Ceci changea lors du coup d'état de Lisbonne de 1926 quand le dictateur Salazar prit le pouvoir imposa des droits de douane restrictifs aux compagnies étrangères, les
forçant à se vendre aux intérêts portugais. De la fin des années 50 jusqu'au début des années soixante beaucoup de pays en Afrique gagnaient l'indépendance. Mais le Portugal refuse
d'abandonner ses colonies. Les Portugais se sont rendus compte que si leurs colonies étaient libérées, le néo-colonialisme de Salazar ne pourrait pas être imposé. Ainsi, alors que d'autres
pays devenaient libres, l'emprise sur la Guinée s'affermit. Le résultat fût la plus longue guerre de libération que connut l'Afrique : un guerre de "guérilleros" menée par le PAICG avec
l'aide significative d'Union soviétique et du Cuba. Dès le début de la guerre en 1956, le PAIGC déclara l'indépendance des deux colonies portugaises (Guinée et Cap-Vert). Les Capverdiens
fournissait la plupart des cadres de cette armée révolutionnaire y compris leur leader, Amilcar Cabral, devenu après l'Indépendance l'un des symbole d'une Afrique moderne. En cinq ans, la
moitié du pays a été libérée. Internationalement, le Portugal subît les pressions de l'ONU, de l'Europe, des États-Unis. En 1973, le PAIGC organise des élections dans toutes les zones
libérées du pays et a proclame l'Indépendance avec le demi-frère d'Amilcar Cabral (assassiné à Conakry par des mercenaires portugais), Louis (lui aussi capverdien), comme président. Cela
entraîna sûrement le renversement de Salazar l'année suivante (la Révolution des Oeillets) et la reconnaissance par le Portugal de la Guinée-Bissau comme état indépendant. Ainsi le courage
du peuple Bissau Guinéen, je précise bien ici le peuple car c'est la population courageuse et non un pseudo colonel africain puschiste, a conduit à la libération du pays à la fin d'une
dictature européenne. On comprends mieux pourquoi aujourd'hui les Bissau Guinéens sont fiers et ont des raisons de l'être. Si l'histoire plus récente du pays est triste, il est bon de
souligner la force et le courage d'un pays qui a su prendre son destin en main.
Dès l'indépendance, le nouveau gouvernement du PAIGC connut de nombreux problèmes. Les Portugais n'avaient en effet vu dans la Guinée qu'un grenier à arachides et à huile de palme bon
marché. A l'inverse des colonies françaises et anglaises, aucune infrastructure n'avait jamais été construite. Que restait-il de ces 500 ans de colonisation ? Une brasserie destinée à
fournir la bière aux troupes portugaises, quelques petites usines pour le décorticage du riz et des arachides, 14 diplômés d'Université, et pas un seul docteur ! Un analphabétisme touchant
95% de la population, une espérance de vie de 35 ans (une des 3 dernières du monde) et 45% des enfants morts avant l'âge de cinq. Le Président Cabral (Luis), voulant unifier le Cap Vert et
la Guinée-Bissau, fût renversé par Joao Bernardo Vieira qui lui a succédé au poste de Président. Durant des années, la Guinée Bissau a suivi la voie africaine du Marxisme Léninisme,
c'est-à-dire rien au peuple et tout au gouvernement. Un pouvoir familial s'est instauré et le pays s'est fermé au monde. Rares sont donc les étrangers qui connurent la Guinée-Bissau avant
le début des années 90. Les rares entreprises était bien-sûr dirigées par l'État. Les conditions économiques étaient si mauvaises que trouver de la nourriture était presque une activité
clandestine; les femmes au foyer pouvait y passer quatre ou cinq heures par jour pour trouver les denrées nécessaires. En 25 ans, la Guinée-Bissau n'a pas progressé du tout. Pays
pauvrissime qui a pourtant tout pour réussir, elle a été obligée de s'ouvrir depuis une dizaine années à une relative économie de marché.
Depuis 1998, la Guinée-Bissau vit une situation hélas assez instable. Voici un petit résumé de ce qui s'est passé :
Au début de l'hivernage 1998, Nino Vieira accuse le chef d'état-major des Armées, le Général Ansumane Mané, héros de la guerre de libération, de soutenir les indépendantistes Casamançais.
Le Général est limogé et ce dernier déclenche une mutinerie de l'armée. Le Sénégal et la Guinée-Conakry, pour soutenir le Président corrompu envoient aussitôt leurs armées pour protéger
Nino. Les sénégalais, peu rompus aux techniques de guerre dans cette zone boisée, détestés par la population du fait des abus commis par les soldats (vols, pillages, viols, mépris des
traditions, etc. bref la mentalité des sénégalais du Nord...) et surtout moins compétents que les Bissau-Guinéens dont les officiers ont pour la plupart participé à une longue guerre
d'indépendance contre les portugais, se sont peu à peu enlisés et ont dû partir. De sommets en réunions une entente a été trouvée entre Nino et Ansumane. De courte durée puisque Nino est
finalement renversé pour de bon. De gouvernements provisoires (Bacaï Sagna, ancien président de l'Assemblée Nationale est président par intérim) en élection présidentielle, Koumba Yalla,
Balante vivant au Portugal est finalement élu président. Président néanmoins surveillé par Ansumane Mané qui s'octroie le titre de vice-président. Suspecté de vouloir fomenter un nouveau
pusch, Ansumane est assassiné à la fin de l'année 2000.
Aujourd'hui on assiste, après de nouvelles élections présidentielles démocratiques (qui se sont déroulées le 24 juillet 2005), au retour de Joao Bernardo "Nino" Vieira à la tête de l'État.
Mais la situation ne semble toujours pas stable, c'est le moins que l'on puisse écrire, avec un gouvernement toujours inexistant à l'heure actuelle (3 mois après les élections) du fait de
querelles incessantes pour la nomination d'un premier ministre. Le conflit est en effet ouvert entre le nouveau Président Nino et le PAIGC, parti le plus représenté au niveau du Parlement
et qui s'appuie sur la Constitution pour prétendre à la nomination du chef du gouvernement.
Source principale : http://www.guinee-bissau.net .
Politique :
À la suite d'un coup d'État militaire en 2003, le pays a entrepris une phase de normalisation démocratique depuis, culminant avec des élections législatives en 2004 et une
élection présidentielle le 24 juillet 2005.
- En cours. Recherche d'informations.
Géographie :
- En cours. Recherche d'informations.
Économie :
La Guinée-Bissau est membre de l'Union économique et monétaire ouest africaine. La principale source de devises est l'exportation
de noix de cajou. Le budget de l'État dépend à 75% de l'aide internationale (2005).
- En cours. Recherche d'informations.
Divers :
Langue officielle : Portugais
Capitale : Bissau
Population : 1 315 822 habitants (en 2001). 0-14 ans: 42,09 %; 15-64 ans: 55,05 %; + 65 ans: 2,86 %
Superficie : 36 120 km²
Densité : 36 hab./km²
Frontières terrestres : 724 km (Guinée 386 km; Sénégal 338 km)
Littoral : 350 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 300 m
Espérance de vie des hommes : 47 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 52 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 2,23 % (en 2001)
Taux de natalité : 39,29 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 15,33 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 110,4 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 5,2 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : - 1,66 ‰ (en 2001)
Indépendance : 24 septembre 1973 (ancienne colonie portugaise)
Lignes de téléphone : 8 000 (en 1997)
Téléphones portables : n.c.
Postes de radio : 49 000 (en 1997)
Postes de télévision : n.c.
Utilisateurs d'Internet : 1 500 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000)
Routes : 4 400 km (dont 453 km goudronnés) (en 1996)
Voies ferrées : aucune
Voies navigables : n.c.
Nombre d'aéroports : 29 (dont 3 avec des pistes goudronnées) (en 2000) 
Liens externes

|
|