|
| |

Participez ! Aimeriez vous ajouter sur cet article une information, un conseil, des trucs et astuces ? 
|
|
|
|
|
|
Article : La Guinée équatoriale
La Guinée équatoriale est un pays d'Afrique centrale. Elle est constituée de deux parties. L'une
continentale, bordée par le Cameroun et le Gabon, l'autre insulaire avec la capitale Malabo. 


Histoire :
Premiers contacts avec l'Europe :
Les navigateurs portugais occupaient les îles de Príncipe et São Tomé depuis le milieu du XVe siècle et c’est de là, entre 1469 et 1474, qu’ils explorèrent la zone du Golfe de Guinée.
Le 1er janvier 1471, Juan de Santarem et Pedro de Escobar débarquèrent sur une île qu’ils appelèrent « do anno bon » (de la bonne année) et qui devait conserver le nom d’”Annobón” jusqu’à
aujourd’hui. En 1474 un autre portugais, Fernando Póo, découvre dans le Golfe de Biafra une île qu’il nomme « Formosa » (la belle) mais qui portera finalement son nom. Ces deux îles, avec
celle de Corisco, furent longtemps utilisées comme embarcadères pour les esclaves.
Le climat et les maladies décimèrent de nombreux espagnols, membres des expéditions successives envoyées sur place à partir de 1830.
Avec les Traités de San Ildefonso et du Pardo (1777 et 1778), le Portugal livra à l’Espagne les îles de Fernando Poo, Annobón et de Corisco, en échange de la colonie de Sacramento. Dans le
même temps, l’Espagne se voyait accorder la liberté de commercer sur les côtes guinéennes depuis le delta du Niger jusqu’au cap Lopez, situé au Gabon actuel. En cette année 1778, une
expédition partit de Montevideo pour prendre possession de ces territoires ; mais après le débarquement à Fernando Póo (actuelle Bioko), les membres de l’expédition furent touchés par de
graves maladies qui provoquèrent une mutinerie et l’échec du voyage. Durant de nombreuses années, les îles furent donc isolées de la métropole, à l’exception de quelques navires de Buenos
Aires ou de Montevideo qui y faisaient escale.
L’occupation britannique (1827-1845) :
En 1827, l’Espagne autorise la colonisation de l’île par les britanniques. Santa Isabel, port et cité principale de l’île de Bioko, prend alors le nom de Port Clarence. C’est là qu’est
constitué un tribunal destiné à réprimer le trafic d’esclaves.
A partir de 1832 de nombreux espagnols, voyageurs, scientifiques ou officiels visitent l’île, qui est finalement revendiquée à nouveau par l’Espagne en 1845, année au cours de laquelle
Nicolás de Manterola y débarque le premier missionnaire.
Le retour de l’Espagne (1845-1968) :
En 1858 est envoyé le premier gouverneur général de l’île, cette dernière bénéficiant un an plus tard du statut de colonie.
Cependant, le domaine de plus de 800 000 km² laissé par le Portugal à l’Espagne par les traités de San Ildefonso et du Pardo de 1777 et 1778 est plus ou moins abandonné, et l’Espagne
rencontre bien des difficultés pour faire admettre ses droits de propriété auprès des autres puissances européennes qui viennent s'y installer : la France au Gabon, l'Allemagne au Cameroun
et l'Angleterre au Nigeria.
L'Espagne envoie un géographe, Manuel Iradier y Bulfy, qui s’emploie à partir de 1884 à réannexer les territoires du Rio Muni, en passant des traités avec les chefs locaux.
La conférence de Berlin de 1884-1885 sur le « partage de l’Afrique » tourne au désavantage de l’Espagne, qui ne se voit octroyer que 180 000 km², sans compter les dépossessions dont elle
fait l’objet sur le terrain de la part de la France.
Face à ses récriminations, une commission franco-espagnole est créée, qui aboutit au Traité de Paris du 27 juin 1900 qui ne laisse à l’Espagne qu’un territoire de 26 000 km² sur le
continent, correspondant à l'actuel Rio Muni.
Au cours de la guerre civile espagnole, le 4 octobre 1936, 488 hommes s’embarquent du port de Las Palmas en direction de la Guinée Espagnole. Ils rencontrent dans les eaux de Bata le
navire républicain le « Fernando Poo », qui est coulé suite à l’attaque des franquistes.
Tout au long de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, de nombreux espagnols s’installent, principalement à Bioko, et débutent ou poursuivent l’exploitation du cacao
et du café, qui avaient été rapportés des îles voisines de São Tomé e Principe. Peu à peu les infrastructures et l’organisation administrative se développent, l’économie se basant sur les
plantations, mais laissant à l’écart les populations africaines, tant du point de vue des postes occupés que de l’accès à l’éducation.
En 1958 est créé un gouvernement autonome, avant de passer en 1968 à une indépendance pleine et entière.
Politique :
La Guinée Équatoriale est une république de type présidentiel. Le président actuel est Theodoro Obiang Nguema, neveu de Macias Nguema, le précédent potentat. Le pouvoir
législatif est exercé par l'Assemblée nationale.
Le fonctionnement des institutions est très familial, puisque tous les postes à responsabilité sont détenus par des membres de la famille du
président, issu de Mongomo (ethnie Fang). Ce pays est souvent qualifié de démocrature (dictature sous des oripeaux démocratiques) puisqu'il existe une « opposition légale » contrôlée par
la présidence et que l'opposition réelle est réfugiée en Espagne. Son chef, Severino Moto Nsa, a
déjà été condamné a plus de 100 ans de prison par contumace, accusé par le Président d'avoir participé à la tentative de coup d’État lancée en 1997 contre lui.
- En cours. Recherche d'informations.
Géographie :
La Guinée équatoriale est un petit état d'Afrique centrale dont la capitale (Malabo) se trouve sur l'île de Bioko, dans le golfe de Guinée, au large des côtes camerounaises.
- En cours. Recherche d'informations.
Économie :
La Guinée équatoriale est devenu le troisième producteur de pétrole en Afrique avec une production quotidienne proche de 400 000
barils/jour.
La production de pétrole et de gaz, portée par trois grands gisements offshore (Zafiro, Alba, Ceiba),a permis au pays d'avoir une croissance économique à deux chiffres depuis une dizaine
d'années, et de devenir l'un des plus grands receveurs d'investissements étrangers en Afrique.
Toutefois ce miracle économique reste très théorique pour la majorité de la population, qui a jusqu'ici fort peu profité de la manne pétrolière, voire a souffert de l'inflation provoquée
par cet afflux de devises. La santé publique, l'éducation et les infrastructures ont relativement peu progressés comparativement au bond énorme du PIB par habitant. Le gouvernement est
accusé par l'opposition de s'etre emparé d'une partie des revenus pétroliers.
En dehors du secteur pétrolier, la majorité de la population vit d'agriculture ou de pêche vivrières, mais on trouve aussi des plantations et des exploitations forestières destinées à
l'export.
Les principaux produits exportés sont donc le pétrole brut (90% des recettes d'exportation), le méthanol (produit à partir du gaz naturel d'Alba dans une usine sur l'île de Bioko), et
quelques produits forestiers (bois exotiques) et agricoles (cacao en tête). Le Gaz naturel liquéfié s'y ajoutera dans quelques années.
Divers :
Langue officielle : Espagnol, français
Capitale : Malabo
Population : 486 060 habitants (en 2001). 0-14 ans : 42,56 % ; 15-64 ans : 53,68 % ; + 65 ans : 3,76 %
Superficie : 28,051 km²
Densité : 17 hab./km²
Frontières terrestres : 539 km (Gabon 350 km; Cameroun 189 km)
Littoral : 296 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 3.008 m
Espérance de vie des hommes : 52 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 56 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 2,46 % (en 2001)
Taux de natalité : 37,72 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 13,11 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 92,9 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 4,9 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 0 ‰ (en 2001)
Indépendance : 12 octobre 1968 (ancienne colonie espagnole)
Lignes de téléphone : 6.000 (en 2004)
Téléphones portables : 20.000 (en 2004)
Postes de radio : 180.000 (en 1997)
Postes de télévision : 4000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 500 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000)
Routes : 2880 km (0 km goudronnés) (en 1996)
Voies ferrées : 0 km
Voies navigables : 0 km
Nombre d'aéroports : 3 (dont 2 avec des pistes goudronnées) (en 2000) 
Liens externes

|
|