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Article : La Côte d'Ivoire


La Côte d'Ivoire ou Côte-d'Ivoire est un pays d'Afrique occidentale. Son nom en français devrait s'écrire Côte-d'Ivoire (avec un trait d'union) mais le gouvernement ivoirien s'y oppose comme il s'oppose aux traductions du nom dans d'autres langues que le français (Ivory Coast, Costa d'Avorio, Costa do Marfim, etc.).

 

 

 

Sommaire

Histoire - Politique - Géographie - Économie - Divers - Liens externes

 

 

 

Histoire :


L’histoire de la Côte d'Ivoire antérieure aux premiers contacts avec les Européens est quasiment inconnue. Ces premiers contacts restèrent limités avec seulement quelques missionnaires européens au XVIe siècle. Une culture néolithique existait cependant, mais est mal connue par un manque de découvertes archéologiques.

Histoire pré-coloniale :
Le premier contact avec la France date de 1637, lorsque des missionnaires débarquèrent à Assinie, près de la Côte-de-l'Or (actuel Ghana). Mais il y n’y eut pas d’établissement, la côte étant inhospitalière.
Au XVIIIe siècle la région est envahie par deux groupes cousins des Akan : les Agnis dans le sud-est et les Baoulés dans le centre. Les explorateurs, missionnaires, commerçants et soldats étendirent progressivement le territoire sous le contrôle français à partir de la région de la lagune. Cependant la pacification ne fut pas achevée avant 1915.

Colonisation française :
La Côte-d’Ivoire devint officiellement une colonie française le 10 mars 1893. Le capitaine Binger, qui partit de Dakar pour rallier Kong, où il rencontra Louis Marie Marcel Treich-Laplène (un commis d'Arthur Verdier), fut le premier gouverneur. La capitale était à Grand-Bassam. Il négocia des traités frontaliers avec le Royaume Uni (pour le Libéria) et plus tard commença une campagne qui dura jusqu’en 1898 contre Samory Touré, un chef guerrier malinké guinéen.
De 1904 à 1958, le pays est inclu dans la Fédération de l'ouest africain français appelée Afrique occidentale française (AOF). C’était une colonie et un territoire d'outre-mer pendant la Troisième république. Jusqu’à la période suivant la Seconde Guerre mondiale, les affaires gouvernementales sont caractérisées par l’association qui faisait des habitants des colonies des sujets français sans droit de représentation. Sa capitale est Bingerville jusqu’en 1933, puis Abidjan.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Régime de Vichy garde le contrôle du territoire jusqu’en 1943, quand le GPRF prit le contrôle de l'AOF. La conférence de Brazzaville en 1944, la première assemblée constituante de 1946 et la gratitude de la France pour la loyauté des Africains poussèrent à des réformes à partir de 1946. La citoyenneté française fut accordée aux sujets africains, le droit de s’organiser politiquement leur fut reconnu, et le travail forcé fut aboli par la loi du 11 avril 1946, proposée par Félix Houphouët-Boigny.
En 1956, la loi cadre de réforme de l’outremer décida du transfert de nombreux pouvoirs de Paris vers des autorités locales et d’une plus grande uniformisation des conditions de vote.

L’indépendance
Les étapes :
En décembre 1958, la Côte d’Ivoire devient une république autonome par le référendum, qui crée la Communauté française entre la France et ses anciennes colonies. Le 7 août 1960 l’indépendance prend effet. Le pays reste cependant très lié à la France :
sa monnaie est dirigée par la Banque de France, par le biais de l’union monétaire d’Afrique occidentale (franc CFA) ;
de nombreux investissements français rendent l’économie ivoirienne dépendante de la France.

L’ère Houphouët-Boigny :
Le président-fondateur est Félix Houphouët-Boigny. Il le resta à vie, s’appuyant sur son parti unique, le Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI). Il est également un des fondateurs du Rassemblement démocratique africain (RDA), parti politique d’avant l’indépendance pour toute l’Afrique occidentale française (exceptée la Mauritanie).
Il commence sa carrière en 1944 en fondant le Syndicat agricole africain, qui fut le noyau du PDCI. Après la Seconde Guerre mondiale, il est élu d’une courte majorité à la première assemblée constituante. Il représente ensuite la Côte d’Ivoire à l’Assemblée nationale de 1946 à 1959, se consacrant essentiellement aux organisations politiques inter-territoriales au sein de l’AOF, et à l’amélioration des conditions de travail. Il est également ministre de la République trois ans durant.
Il devient le premier premier ministre de la Côte d’Ivoire en avril 1959, et en 1960 est élu président. Il est ensuite constamment réélu de cinq ans en cinq ans à partir de 1965. Son parti unique, le PDCI-RDA, occupe tous les sièges de l’Assemblée nationale.

Politique extérieure :
En mai 1959, il crée le Conseil de l’entente avec le Niger, la Haute-Volta (Burkina Faso), le Togo, et le Dahomey (Bénin), organisation de développement économique. Il affirme que la seule voie pour la solidarité africaine est le développement économique progressif et la coopération politique, reconnaissant le principe de non-intervention dans les affaires internes des États africains.
Le 21 avril 1961, il signe un accord d’assistance militaire avec la France. Cet accord est également signé par le Dahomey, le Mali et le Bénin.

Politique intérieure d’Houphouët-Boigny :
Sous des dehors de sage africain, résolvant les problèmes par la discussion, Félix Houphouët-Boigny brisa ses opposants grâce au système des faux complots. Il réprima dans le sang plusieurs révoltes régionales, comme celle de l’ethnie Bété en 1970. D’un autre côté, il s’alliait aux cadres du pays, en leur permettant de tirer les bénéfices du développement du pays.
En 1964, la polygamie est abolie.
Les années 1970 à 1985 furent plus calme, grâce à l’habileté politique du président, qui achetait ses opposants, et grâce à la bonne situation économique. La dégradation de celle-ci, au cours des années 1980, provoqua une agitation étudiante, la révolte de barons du régime et la naissance d’une opposition clandestine. Les manifestations étudiantes du 9 février 1982 révèlent en Laurent Gbagbo un leader d’opinion, qui fonde le Front populaire ivoirien (FPI), et s’exile en France.
Le 21 mars 1983, Yamoussoukro devient la capitale de Côte d’Ivoire.
Houphouët-Boigny a cependant préparé, en fin de règne, la voie vers la démocratisation en 1990 par quelques réformes :
les partis politiques sont autorisés le 5 mai (14 se forment) ; pour la première fois, il y a deux candidats à l’élection présidentielle : Laurent Gbagbo obtient 18 % des voix ; et des élections pluralistes ont lieu : le PDCI a 175 sièges, contre 8 au FPI. Malgré ces avancées, Laurent Gbagbo est arrêté après les manifestations étudiantes de février 1992, et emprisonné quelques mois.
Félix Houphouët-Boigny meurt le 7 décembre 1993.

Ses successeurs furent :
Henri Konan Bédié, député, qui perdit le pouvoir lors d’un putsch à Noël 1999.
le général Robert Guéï, qui est assassiné lors du putsch manqué du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire en 2002.
Laurent Gbagbo, vainqueur des élections de 2000, et porté au pouvoir par les manifestants devant le refus de Guéï de reconnaître le résultat des élections.
Konan Bédié est président intérimaire en tant que président de l’Assemblée nationale, puis élu le 22 octobre 1995 avec 96,44 % des voix, tous les autres candidats sauf un ayant boycotté les élections.
Robert Guéï se proclame vainqueur des élections d’octobre 2000, dont Alassane Ouattara est exclu à cause du code électoral imposant de prouver son ascendance ivoirienne de père et de mère. Des manifestations mêlant le peuple et l’armée imposent Laurent Gbagbo, dont la victoire électorale est reconnue. Son parti le FPI remporte les législatives de décembre avec 96 sièges (98 au PDCI).

La crise de l’ivoirité et la guerre civile :
Cependant, la définition de la citoyenneté, dite crise de l’ivoirité, et les crises qu’elle provoque (dont celles de la propriété, la loi prévoyant que seul un Ivoirien peut acheter ou vendre un bien immobilier), aboutissent à la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002. Bien que cette tentative ait échouée, une rébellion (qui prend le nom de Forces nouvelles) se forme dans le nord du pays, et occupe bientôt 60 % du territoire.
La France s'interpose, officiellement en application d’accords de défense (envoi de la Force Licorne). La situation se stabilise, et en janvier 2003, l’ensemble des forces politiques ivoiriennes, rebelles compris, négocient en France à Linas-Marcoussis afin de mettre fin à la crise. Ce sont les accords Kléber (signés avenue Kléber à Paris), plus connus sous le nom d’accords de Marcoussis. Dès son retour à Abidjan, Laurent Gbagbo les remet en cause, bien qu’il les fasse d’abord mettre en application. Un gouvernement de réconciliation, réunissant des représentants de tous les partis, est mis en place. Le climat politique continue cependant d’être pollué par la violence endémique, entretenue par les milices (dont celles des Jeunes patriotes), couvertes par le gouvernement.
Devant les lenteurs de l’application des Accords, de nouvelles réunions ont lieu à Accra durant l’été 2004, qui relancent le processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration). Cependant, le désarmement des rebelles ne peut avoir lieu en octobre, la contrepartie politique (modification de la constitution, notamment) n’ayant pas été mise en place.
Début novembre, les forces gouvernementales lancent une offensive contre les rebelles, et s’en prennent également aux troupes françaises de la force Licorne qui sont la cible de tirs aériens de la part de l'armée de la Côte d'Ivoire, et font une dizaine de victimes parmi les soldats français. En représailles, la France détruit les forces aériennes ivoiriennes et évacue ses ressortissants. Des membres des Jeunes patriotes se rassemblent devant la Tour Ivoire à Abidjan et, pour des motifs non élucidés, les troupes françaises ouvrent le feu à plusieurs reprises. La Fédération internationale des droits de l'homme estime que ces tirs feront 60 morts et 1 000 blessés, la plupart causés par les bousculades.
Courant décembre, le président Laurent Gbagbo engage le processus de réforme de la constitution au moment où paraissent plusieurs rapports sur les évènements de novembre.
A la suite de la qualification de l'équipe nationale de football pour la coupe du monde 2006, tous les joueurs, eux même issus de plusieurs ethnies différentes du pays, appellent à la fin de la guerre civile et au retour au calme.

Les milices :
La guerre civile a favorisé l’apparition de milices armées, qui ont pris le contrôle d’une partie du territoire ivoirien. Outre les Jeunes patriotes à Abidjan, on peut aussi évoquer les Scorpions guetteurs, qui sévissent à Yamoussoukro et ses environs. Ils sont dirigés par Zambi Antoine Ansèlme, et sont accusés de nombreux enlèvements et assassinats, en plus du racket quotidien.

 

 

 

 

Politique :


Différents intervenants de la scène politique

Partis classiques :

RDA
Le Rassemblement démocratique africain est fondé par Félix Houphouët-Boigny. Ce parti actif l'indépendance présentait des candidats dans toute l'AOF. Affilié au PCF, il fit sécession en 1954 pour se rapprocher de François Mitterrand et de René Pleven.
PIP
Le Parti Ivoirien du Peuple
PDCI-RDA
Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, siglé PDCI ou PDCI-RDA, est l'ancien parti unique de Félix Houphouët-Boigny. Ce parti joue encore un rôle important, et comprend dans ses rangs Henri Konan Bédié, président de 1993 à 1999. Il suspend sa participation au gouvernement le 4 mars 2004, en désaccord avec le FPI sur des nominations à des postes clés dans l'administration et des entreprises publiques. Le journal le plus proche de ce parti est le Nouveau Réveil.
La JPDCI (Jeunesse du PDCI) et la JUPDCI (Jeunesse universitaire du PDCI) sont les organisations de jeunes militants du PDCI. Odjé Tiacoré en est l'un des principaux dirigeants, militant pour la paix et soutenant l'action de la France.
Au premier trimestre de l'année 2005, quatre de ces partis ont formé à Paris le rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la Paix RHDP (PDCI, RDR, UDPCI, MFA).
FPI
Le Front populaire ivoirien est le parti du président Laurent Gbagbo, de Louis Dacoury Tabley (passé au MPCI ensuite), de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale. Le FPI est membre de l'Internationale socialiste (avec le PS français). Le président du parti est Pascal Affi N’Guessan, ancien premier ministre, dont l'association Reporters sans frontières a dénoncé les appels à l'émeute. Son organe de presse quotidien est Notre Voie.
Le journal Le Courrier d'Abidjan est proche de ce parti.
La Fédération des étudiants et scolaires de Côte d'Ivoire (FESCI), de laquelle sont issus les Jeunes patriotes, est proche du FPI.
RDR
Le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire a été fondé par Djeni Kobénan. Il est d'abord dirigé par Alassane Ouattara, sa figure de proue, puis par Henriette Diabaté.
Le Rassemblement des jeunes républicains (RJR) est affilié au RDR.
PIT
Le Parti ivoirien des travailleurs est un petit parti d'opposition, dont le candidat Francis Wodié fut le seul à ne pas boycotter les élections de 1995.

Autres partis :
Le Mouvement des forces de l’avenir (MFA), l'Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) et l'Union démocratique et citoyenne Cocody (UDCY, de Mel Eg Théodore) sont des partis plus secondaires.
Le RJDP (Rassemblement des jeunes pour la paix) rassemble divers mouvements de jeunes affiliés aux partis d'oppositions, dont le RJR, la JPDCI et la JUDPCI.

Partis des rebelles :
Les FNCI (Forces nouvelles de Côte d'Ivoire) rassemblent l'ensemble des partis rebelles.
MPCI
Le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire est le parti politique des "Forces nouvelles", anciennement appelées "rebelles". Dirigé par Guillaume Soro Kigbafori, issu du syndicat étudiant du FPI et membre pendant un temps du RDR, il compte aussi dans ses rangs Louis Dacoury Tabley, ancien président du FPI. Bien qu'implanté essentiellement dans le nord, il compte des représentants de toute la Côte d'Ivoire. Il contrôle grâce à ses 10 000 soldats 40 % du territoire ivoirien. Le MPCI a vu le jour suite à la prise de pouvoir "calamiteuse" du président L.Gbaggo, lequel s'appuyant sur le concept raciste "d'ivoirité" de H.K Bédié, a commencé à mettre en place une politique de préférence raciale. Des frustrations nées de cette politique s'est constituée la rébellion.
MPIGO
Le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest est un des deux partis rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Il est fondé par le sergent Félix Doh (mort en avril 2003 dans une embuscade), et recrute essentiellement dans l'ethnie libéro-ivoirienne Yacouba. Il dispose de 6000 hommes armés, et a signé un cesser-le-feu le 8 janvier 2003 avec l'armée française.
MJP
Le Mouvement pour la justice et la paix est un des deux partis rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Il compte environ 250 combattants dirigés par le commandant Gaspard Déli.

Les Jeunes patriotes :
Les Jeunes patriotes sont un mouvement de la jeunesse ivoirienne, nationaliste, ouvertement violents et xénophobes, ]recruté parmi les jeunes désœuvrés des quartiers d'Abidjan. Ils sont dirigés par Charles Blé Goudé. Ils soutiennent le chef de l'État. Soutien actif du Président L. Gbagbo, Leurs activités principales consistent à faire des marches à travers la ville d'Abidjan et à semer le désordre. Ils ont été responsables du pillage des habitations des Français vivant en Côte d'ivoire.

Rôle de l'armée :
Exceptionnellement pour un pays africain, l'armée n'a pas joué de rôle politique important avant le coup d'État de Robert Guéï en décembre 99. En effet, Félix Houphouët-Boigny l'avait réduite à un corps de parade, justement pour se prémunir de tout danger de ce coté-là.

Ce n'est que depuis la crise de 2002 que les FANCI (Forces armées nationales de la Côte d'Ivoire) ont été renforcées et équipées par le président Laurent Gbagbo. Elles sont ainsi, en situation de guerre civile, au cœur de la scène politique, d'autant plus que le chef d'état-major Mathias Doué est plus porté sur l'application des accords de paix que sur l'offensive pour la reconquête du nord du pays. Il a d'ailleurs fait une déclaration commune avec les Forces nouvelles du nord le 11 octobre à Yamoussoukro appelant à la paix et à honorer les engagements pris à Marcoussis.
Le lieutenant-colonel Philippe Mangou est lui plus proche des Jeunes patriotes. Voir aussi Georges Guiai Bi Poin, colonel de gendarmerie.

Syndicats :
Les principaux syndicats de Côte d'Ivoire sont :

la Confédération des syndicats libres de Côte d'Ivoire, dite « Dignité » ;
l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire ;
la Fédération des syndicats autonomes de Côte d'Ivoire.

Escadrons de la mort :
De nombreux assassinats ne s'expliquent que par l'action de commandos, proches du président Gbagbo selon certains recoupements, qui sont appelés escadrons de la mort dans la presse. Ces escadrons retiennent de nombreux démocrates internationaux dans leur soutien au président Gbagbo.

Constitution :
L'actuelle Constitution de la Côte d'Ivoire a été adoptée lors du référendum organisé par la junte militaire au pouvoir en 2000, par plus de 86 % des électeurs. À cette époque, tous les partis politiques, dont celui d'Alassane Ouattara, avaient appelé à voter oui.

L'article 35, qui prévoit les conditions d'éligibilité à la présidence de la République, a de facto écarté certains des principaux candidats à l'élection de 2000, dont Alassanne Ouattara.

La procédure de révision de cet article est lancée courant décembre 2004. La majorité FPI et les partis d'opposition s'opposent toujours sur la voie d'adoption de cette réforme, le parti au pouvoir voulant un référendum (et donc une réunification).

Atmosphère délétère :
Alors que des personnalités du plus haut niveau de l'État sont mis en cause par le rapport de l'ONU sur la répression sanglante de la manifestation du 25 mars, l'entourage de Laurent Gbagbo est mis en cause par la justice française à propos de la disparition le 16 avril 2004, de Guy-André Kieffer, journaliste franco-canadien. Un autre journaliste français, Jean Hélène, avait été abattu le 21 octobre par un policier ivoirien, Théodore Séri. Il a été condamné en janvier 2004 à 17 ans de prison. C'est le seul cas d'assassinat ou de disparition de journaliste ayant donné lieu à une enquête sérieuse et une condamnation depuis leur multiplication en 2002.

 

Géographie :


Superficie : 322 462 km²
Densité : 47.90 hab./km²
Capitale : Yamoussoukro
Principales villes : Abidjan, Bouaké, Daloa, Man, Danané, Korhogo, Gagnoa, San-Pédro
Ports : Abidjan, San-Pédro
Pays limitrophes d'Ouest en Est: Liberia, Guinée, Mali, Burkina Faso, Ghana
Point culminant : Mont Nimba 1 752 m
Lacs: Ayame
Fleuves: Le Sassandra

Le Sud du pays :
La région du bas-sassandra se situe au sud-ouest de la Cote d'ivoire. Sa préfecture est Sassandra et ses villes principales San Pedro et Dagbego.
 
Région de Dagbego:

Le sud de la Cote d'ivoire abrite parmi les plus belles plages du pays. De surcroit , à la différence de l' est du pays et d' Abidjan , c'est le seul endroit du Golfe de Guinée ou la "barre" n'existe pas , ce qui autorise la baignade sans danger, chose rare dans le pays.

 

Économie :


La Côte d'Ivoire possède une des économies les plus prospères d'Afrique, bien que fragile car basée sur l'exportation de matières premières. Cependant, depuis le début de la présidence Laurent Gbagbo et surtout depuis la guerre civile de Côte d'Ivoire, le PIB régresse : -2,5 % en 2000, stable en 2001, -1,6 % en 2002 et -5 % en 2003.

Agriculture :
C'est l'agriculture qui est la première activité de la Côte d’Ivoire. Ce pays est aujourd’hui le premier producteur mondial de cacao (1,2 million de tonnes), le troisième de noix de coco et le cinquième de café (200 000 t) surtout du robusta. Les autres productions importantes pour l'exportation sont l'huile de palme (250 000 t), le coton (380 000 t), le caoutchouc (100 000 t), les bananes (220 000 t) et les ananas (150 000 t).
La Côte d'Ivoire est également un important exportateur de bois tropical, principalement par le port de San-Pédro dans l'ouest du pays.
Son économie qui dépend essentiellement des cours des matières premières souffre de la dégradation des termes de l'échange entre le nord et le sud.
Le cacao, dont la Côte d'Ivoire produit 40 % de la production mondiale, est la principale ressource économique du pays. Pour le cacao, la décision de l'Europe d'autoriser l'introduction dans le chocolat de matières grasses d'origine végétale à hauteur de 5 % a sensiblement réduit la demande en cacao et pénalisé les producteurs, dont la Côte d'Ivoire qui avait déjà souffert dans le passé de crises de surproduction.
Les cultures vivrières ont également été développées, notamment le riz et le soja, cependant le pays reste un importateur net en céréales. Il est autosuffisant en manioc et igname.

Autres secteurs :
L'industrie est surtout développée dans la transformation de matières premières agricoles.

La monnaie est le franc CFA dont la parité avec l'euro est fixe(1 euro = 655,957 F CFA). La France a versé 333 millions d'euros d'aide en 2003. Le stock d'arriérés de paiements intérieurs et extérieurs de la Côte-d'Ivoire s'élève aujourd'hui à 1,5 milliard d'euros, dont un quart dû à l'Agence française du développement (AFD) qu'elle attend de voir annuler.

La Côte d'Ivoire est le pays le plus prospère de la zone franc d'Afrique de l'Ouest : elle en représente à elle seule 40 % de la masse monétaire.

Influences étrangères :
Bien que l'économie du pays soit encore en grande partie tenue par les investissements français, ceux-ci sont beaucoup moins importants que ce que l'on pourrait croire : 3,5 milliards d'euros. Ils ont en fait beaucoup diminué depuis que Sucden (Sucre et denrées) s'est fait supplanter par l'étatsunien Philbro pour le contrôle des matières premières de Côte d'Ivoire. Le nombre d'expatriés français est ainsi passé de 50 000 à 16 000 des années 1980 aux début des années 2000.
C'est ainsi que la France n'est plus que le deuxième fournisseur de la Côte d'Ivoire, derrière le Nigéria (26 et 20 % des importations ivoiriennes), et si elle demeure le premier client, elle n'absorbe plus que 14 % des exportations ivoiriennes.

La Côte d'Ivoire est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine

 

 

 

 

Divers :


Langues officielles : Français
Capitale : Yamoussoukro (officielle), Abidjan (de facto)
Population : 17 000 000 habitants . 0-14 ans: 46,21 %; 15-64 ans: 51,57 %; + 65 ans: 2,22 %
Superficie : 322 460 km²
Densité : 50 habitants/km²
Frontières terrestres : 3 110 km (Liberia 716 km; Ghana 668 km; Guinée 610 km; Burkina Faso 584 km; Mali 532 km)
Littoral : 515 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 1.752 m
Espérance de vie des hommes : 44 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 46 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 2,51 % (en 2001)
Taux de natalité : 40,38 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 16,65 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 93,65 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 1,4 ‰ (en 2001)
Indépendance : 7 août 1960 (ancienne colonie française)
Lignes de téléphone : 400.000 (en 2005)
Téléphones portables : 2.000.500 (en 2005)
Postes de radio : 2,26 millions (en 1997)
Postes de télévision : 900.000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 20 000 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 10 (en 2005)
Routes : 50 400 km (dont 4 889 km goudronnés) (en 1996)
Voies ferrées : 660 km (en 2000)
Voies navigables : 980 km
Nombre d'aéroports : 36 (dont 7 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Liens externes

 

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