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Article :  Asie : République populaire de Chine


La République populaire de Chine est un État d'Asie.

Depuis sa fondation en 1949, il est dirigé par le Parti communiste chinois (PCC). C'est actuellement le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,3 milliards d'habitants, pour la plupart d'ethnie Han. Avec 9 574 479 km2, c'est le plus grand pays d'Asie orientale et le quatrième plus grand pays au monde, après la Russie, le Canada et les États-Unis d'Amérique. Il partage une frontière avec quatorze pays : Viêt Nam, Laos, Birmanie, Inde, Bhoutan, Népal, Pakistan, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie et Corée du Nord. Bien qu'étant considérée comme un pays communiste, la RPC a adopté une « économie socialiste de marché » où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique.

La Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le moindre d'entre eux n'est pas la question de la République populaire de Chine sur Taiwan, qui ne semble pas en voie de résolution. Le contrôle de la mer de Chine méridionale est également un sujet conflictuel avec les États riverains (Malaisie, Vietnam, Indonésie). La Chine revendique en effet la souveraineté sur une série d'ilôts stratégiques, les Îles Spratley et les îles Paracel.

Depuis la rétrocession de Hong-Kong et Macao, le terme « Chine continentale » fait généralement référence à la RPC sans ces deux régions administratives spéciales.

En 2005 la Chine a surpassé la France et le Royaume-Uni en enregistrant le 4e plus fort PIB derrière les USA, le Japon et l'Allemagne.

 

 

 

Sommaire

Histoire - Politique - Géographie - Économie - Divers - Liens externes

 

 

 

Histoire :


Dès le néolithique existaient en Chine des sociétés organisées sédentaires qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage. La culture du riz apparaît vers 5000 av.J.C.
La métallurgie apparaît vers 3000 av.J.C. sous la dynastie peut-être mythique des Xia (-2207 à -1766), et l'âge du bronze se situe sous les Shang (-1766 à -1122 )
La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.

Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des éthnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.

Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde.
Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

Lors de la Révolution industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.
En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.

Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, le Royaume-Uni obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). Le Royaume-Uni, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.
Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, le choix d'un régime républicain est décidé en 1911 et la République est proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.

En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Tchang Kaï-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti nationaliste a le contrôle nominal de l’ensemble du pays et obtient une reconnaissance internationale.

Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.
En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, prit fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guérilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.
Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République populaire de Chine à Pékin. En décembre, Tchang Kaï-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.

 

 

 

 

Politique :


Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considéré comme tel par beaucoup d'observateurs, aux rang desquels ne figurent pas les politologues. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes communiste et capitaliste pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution "socialisme de marché" pour qualifier l'évolution du RPC.

Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré de parler de "capitalisme d'État".

Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été fait dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertements critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées.

La censure est une routine assimilées dans toute l'infrastructure médiatique, et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian Anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les média ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Quoique les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite.

Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairements reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis a l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres, et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti.

Il existe d'autre partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir.

Politique extérieure :
La République populaire de Chine maintient des relations diplomatiques avec la plupart des pays du monde, faisant de la reconnaissance de Taiwan comme partie de la RPC une condition préalable pour nouer des relations officielles avec la RPC. Elle interdit activement la venue en Chine de cadres politiques taiwanais, à l'exception notable des entrevues ayant eu lieu en 2005, et de Tenzin Gyatso, le 14e Dalai Lama. Li Hongzhi, le fondateur du mouvement spirituel Falun gong, est également interdit de séjour en Chine.

En 1971, la RPC a remplacé la République de Chine comme seul représentant valable aux Nations-Unies, et comme un des 5 membres permanents au Conseil de Sécurité. La RPC est aussi considérée comme "membre fondateur" de l'ONU quoique n'ayant pas pris part à cette fondation.

La RPC a été membre leader du Mouvement des non-alignés, mais en est aujourd'hui un simple observateur.

Les relations sino-japonaises ont été mises à mal ces dernières décades à cause du refus du Japon de reconnaître ses crimes passés, notamment le massacre de Nankin. Beaucoup de nations occidentales ont critiqués les violations des droits de l'homme perpétrées par la Chine, ce qui a eu une incidence diplomatique notamment suite aux événements de la place Tian Anmen en 1989. Toutefois, cet argument s'est fait moins pressant depuis le renforcement des liens économiques de la RPC avec l'Europe et les États-Unis. En mai 1999, un bombardier B-2 a laché trois bombes guidées par satellites sur l'ambassade de Chine à Belgrade, pendant le conflit au Kosovo, tuant trois citoyens chinois. Les États-Unis ont déclaré avoir agit par erreur en raison de cartes non à jour en provenance de l'Agence Nationale pour l'Imagerie et la Cartographie (aujourd'hui Agence Nationale d'Intelligence Géo-spatiale), qui aurait confondu le bâtiment avec un local du gouvernement yougoslave. Le gouvernement chinois est resté impassible devant cette explication, la considérant comme délibérée. En avril [[2001], un avion-espion américain EP-3E Aries II en reconnaissance dans l'espace aérien chinois, près de l'île de Hainan, est entré en collision avec un avion militaire chinois. L'avion chinois s'est écrasé en tuant son pilote, l'avion-espion américain a fait un atterrissage d'urgence sur l'île de Hainan. Les versions divergent : les États-Unis déclarent avoir opéré au-dessus des eaux internationales, la RPC assure que c'était dans sa Zone Économique Exclusive (ZEE). De plus, chaque avion accuse son vis-à-vis d'avoir provoqué la collision. Les 24 membres de l'équipage américain ont été détenus 12 jours avant d'être relachés, alors que la tension entre les deux pays s'était considérablement accrue. Un autre sujet de tension est le rapport Cox de 1999, qui déclare que l'espionnage de la RPC a compromis les secrets nucléaires américains pendant plusieurs dizaines d'années.

En plus de Taiwan, la RPC est impliquée dans plusieurs différends territoriaux. La RPC prend l'irrédentisme comme argument dans ces différends, qui est contre-argumenté par l'intérêt que la RPC prendrait pour les ressources naturelles ou l'intérêt stratégique des zones contestées.

Aksai Chin, administré par la Chine, réclamé par l'Inde
Arunachal Pradesh / Tibet du Sud, administré par l'Inde. réclamé par la Chine
Dans les îles de la Mer de Chine :

îles Paracel, administrées par la Chine, réclamées par le Vietnam et la Corée
îles Spratley : réclamées par la RPC, Taiwan, le Vietnam ; la Malaisie, les Philippines et Brunei réclament une partie d'entre elles.
îles Senkaku / Diaoyu, administrées par le Japon, réclamées par la RPC et la Corée


En 2004, la Russie a donné son accord pour transférer l'île Yinlong et la moitié de l'île Haixiazi à la Chine, mettant fin à une longue dispute. Ces deux îles se trouvent au confluent de l'Amour et de l'Oussouri, et ont été à l'origine d'un conflit menant à la dégradation des relations entre les deux pays dans les années 60. Ce geste a été mené dans une volonté de réconciliation et de renforcement des liens économiques, et a été critiqué des deux côtés. Des manœuvres militaires sino-russes ont eu lieu en été 2005, ce qui témoigne en surface du moins de l'efficacité de cette volonté. Les critiques ont émané des fermiers Kazakhs qui ont perdu leur territoire sur les îles, tandis que des Chinois et des communautés chinoises ont critiqué ce traité qui équivaut selon eux à une légitimation du contrôle russe de la Mandchourie extérieure, cédée à la Russie impériale par la dynastie Qing suite aux Traités inégaux, dont le traité d'Algun en 1858 et la Convention de Pékin en 1860, en échange de l'utilisation exclusive du pétrole russe.

Les nationalistes chinois réclament régulièrement la Mongolie, Tuva et la Mandchourie extérieure, les îles Ryukyu, le Bhoutan, le Sikkim, le Ladakh, la Vallée de Hukawng, le nord de la Birmanie.

 

Géographie :


La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes à l'ouest, et des plaines à l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yangzi Jiang (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Rivière des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine.

La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.

A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneux.

A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, où se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.

Pendant de nombreuses dynasties, la frontière sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar (Birmanie), du Laos et du Vietnam.

La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de sévères hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.

Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupes volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.

Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être à l'origine des tempêtes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentation des violents typhons qui frappent le sud du pays. Le pays a ainsi perdu 1,6 milliard de tonnes de sol en 2004; 800 300 hectares de terre arable ont disparu, dont 145 000 hectares à cause de la construction immobilière et 63 700 à la suite de désastres naturels. De 1997 à 2004, la surface des sols arables a décru de 5,7 %, soit une perte nette de 7,46 millions d'hectares sur cette période.

 

Économie :


La République Populaire de Chine a adopté officiellement une économie socialiste de marché capitaliste, elle a adhéré a l'OMC en 2002 et fait partie de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC).

Les origines de l'économie chinoise moderne :
L'économie de la Chine s'est fondée sur les décombres de la Dynastie Qing, ruinée par le commerce de l'opium orchestré par les Huit armées occidentales.
L'avènement de la République Populaire de Chine en 1949 a entamé une période d'autarcie économique suivie de mesures macro-économiques, notamment le Grand Bond en Avant, désastreuses pour le pays.

L’essor de « l’économie socialiste de marché » :
Après la mort de Mao Zedong en 1976 et l’arrivée de Deng Xiaoping au pouvoir, une formule inédite, l’économie socialiste de marché, a permis à la Chine d’ouvrir progressivement son économie tout en conservant son régime politique. Depuis les années 80, la Chine est ainsi devenue un acteur majeur dans les industries textiles et les objets manufacturés de basse qualité, conservant des prix très bas grâce à une main d’œuvre nombreuse et bon marché, lui valant le surnom d’« atelier du monde ».
Ce n’est que plus récemment que certaines entreprises chinoises ont su imposer leur marque dans des secteurs de pointe, et le rachat d’entreprises étrangères.
L’adhésion de la Chine à l’OMC a confirmé sa place grandissante dans l’économie mondiale, se profilant comme un nouveau centre économique à l’instar des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon. Les exportations chinoises sont très compétitives et constituent une grande partie du déficit budgétaire américain.
Les autorités chinoises ont adopté une stratégie d’ouverture progressive de l’économie, qui n’a ouvert que très récemment des secteurs-clés comme les banques ou les assurances. Cette ouverture parcimonieuse, synonyme d’arrivée de capitaux étrangers, lui a sans doute permis de résister à la crise asiatique de 1997.
Affichant des taux de croissance frôlant régulièrement les 10%, l’économie chinoise est parfois décrite comme étant en « surchauffe ».

La place de la Chine dans l'économie mondiale :
Début 2005, le PNB est évalué par le BSN (Bureau National des Statistiques) à 1 600 milliards de dollars (a titre de comparaison, 1680 dollars américains pour le Royaume-Uni). Le PIB est quant à lui évalué à 1653 Mds USD en 2004, ce qui en fait le 7ème PIB mondial. Mais le ppa (parité de pouvoir d'achat) est le 2e au monde après les USA. On estime que la Chine devrait dépasser l'Italie et la France dans les 2 ou 3 prochaine année.

La dépendance énergétique chinoise :
Les besoins énergétiques chinois sont croissants, et dépassent actuellement les ressources énergétiques disponibles : des coupures fréquentes ont lieu dans des villes moyennes, et certaines usines doivent cesser leur activité plusieurs heures durant la période de pointe, notamment dans les zones industrielles du littoral.

- charbon : 80% des besoins en électricité (1,4 milliards de tonnes en 2002)
- pétrole : 230 millions de tonnes, dont 70% exploités en Chine, le restant provenant surtout de Russie et du Moyen-Orient. La consommation de pétrole augmente à un rythme rapide (12% par an), liée notamment à la croissance du parc automobile (56 millions de voitures automobiles sont prévues à l'horizon 2010). En deuxième rang après les États-Unis, la Chine importe en 2005 5,4% du pétrole brut mondial.
- gaz naturel : projets d'approvisionnement en provenance d'Australie.
Cet approvisionnement, dans un contexte de hausse des prix du pétrole, rend la Chine potentiellement vulnérable économiquement, et justifie ses efforts envers des "États-voyous" comme le Soudan. Par ailleurs, les conditions d'exploitation du charbon sont désastreuses et occasionnent régulièrement des morts dans les mines.

La politique monétaire :
En 2005, le yuan a été réévalué de 2% le 21 juillet 2005, suite aux pressions insistantes des États-Unis, qui voient dans le maintien d'un yuan faible un instrument de catalysation des exportations à faible coût. La réforme financière en Chine est encore à l'état d'ébauche, et ne se fera visiblement que progressivement, sans céder aux pressions étrangères. En effet, une appréciation du Yuan aurait des effets incertains sur l'économie chinoise, mais le maintien du taux de change fixe est devenu un vrai casse-tête pour Pékin.

Un miracle fragile :
Toutefois, de grands problèmes contre-balancent le "miracle économique chinois" ; d'une part, la croissance des inégalites entre citadins et populations paysannes ou ouvriers migrants, à l'origine d'emeutes ; d'autre part, le problème de la production agricole (la Chine est importatrice nette de blé) et du reclassement des paysans, et la dépendance énergétique du pays.

 

 

 

 

Divers :


Langues officielles : Mandarin
Capitale : Pékin
Plus grande ville : Shanghai
Superficie : 9 596 960 2 km²
Population : 1 306 313 812 hab.
Monnaie : Renminbi (RMB)
Fuseau horaire UTC : +8
Domaine internet : .cn
Indicatif téléphonique : + 86 .

Liens externes

 

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