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Article : Europe : Arménie
L'Arménie est un pays du Caucase ; sa capitale est Erevan, la langue officielle est l'arménien et la monnaie est
le dram. 


Histoire :
L’Arménie (Hayastan en arménien) fut fondée en -782 sur le site de l’actuelle Erevan appelée Erebuni.
En 301, l’Arménie devient le premier pays où le christianisme est religion d’État.
L’Arménie historique n’a pas les mêmes frontières que sa république actuelle, qui n’en est qu’une petite partie. Historiquement, le territoire de l’Arménie s'étendait sur 300 000 km² aux
confins du Caucase, de la Turquie et de la Perse (actuel Iran). On ne peut parler de peuple arménien qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la région fut investie par un
peuple indo-européen qui se mêla à la population locale.
Sont histoire fut très chaotique. La région passa par des périodes d’indépendance et de soumission. Les Mèdes, les Perses. Suite à la conquête de l'empire perse par Alexandre le Grand,
l'Arménie subit l'influence grecque (dynastie des Séleucides. En 189 av. J.C. une nouvelle dynastie, les Artaxiades, arrive au pouvoir. Ils doivent faire face aux Parthes, qui ont fondé un
nouvel empire en Iran. Le plus grand souverain de la nouvelle dynastie est Tigrane (95-55 av. J.C.). Son empire s'étend de la mer Caspienne jusqu'à la Méditerranée. L'expansion de
l'Arménie indispose les Romains, qui imposent leur portectorat au pays. Au début de l'ère chrétienne, les Romains et les Parthes se partagent l'Arménie. Au IIe siècle, une nouvelle
dynastie iranienne, les Sassanides profitent de la faiblesse de l'Empire romain pour envahir l'Arménie. Ce n'est que sous l'empereur Dioclétien que les Romains rétablissent leur protection
sur l'Arménie. Ils portent au pouvoir le roi Tiridate IV, qui se convertit au christianisme (313). L’Arménie fut ainsi, dès le début du IVe siècle, le premier pays officiellement chrétien,
primauté qui lui est cependant quelquefois contestée par la Géorgie voisine. Son territoire fut ensuite envahi par les Arabes par les Turcs seldjukides (XIe siècle) puis par les Mongols
(XIIIe siècle) et devint l’objet de luttes entre l’Empire ottoman et l’Empire perse. À partir du XIVe siècle, elle resta sous domination turque.
Les guerres reprirent en 1827, lorsque l’Empire russe commença à avoir des vues sur le nord de l'Arménie. À la fin du XIXe siècle, le territoire fut partagé entre la
Russie et l’Empire
ottoman. C'est à cette époque que les Turcs se livrèrent aux premiers massacres contre le peuple arménien (1894-1896) vivant sur la partie du territoire qu’ils contrôlaient, c'est-à-dire
l’Anatolie orientale. Ces massacres firent environ 150 000 morts.
Le 24 avril 1915, le gouvernement Jeune Turc de l’Empire ottoman décida d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelle Turquie et organisa la déportation et le massacre de 1
500 000 Arméniens, perpétrant ainsi le premier génocide du XXe siècle. Ce génocide n'a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent lourdement ceux qui se
posent en défenseur de la cause arménienne. (Voir la partie « Les génocides internationalement reconnus » de l'article génocide.)
Après l'effondrement de la Russie 1917 et de l'empire Ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer une république d'Arménie indépendante, à l'existence éphémère (1918-1920). Battus
par Kemal Atatürk, les Arméniens se résignent à accepter la protection des Bolchéviques : en 1921, naît la république soviétique d'Arménie, qui ne couvre qu'une petite partie du territoire
historique de l'Arménie. Un an plus tard, elle est incluse dans la République socialiste soviétique de Transcaucasie (1922) puis, à partir de 1936 - à l'issue de l'éclatement de la
Transcaucasie - comme République socialiste soviétique à part entière. L’Arménie accéda à son indépendance définitive le 21 septembre 1991 sur l’ancien territoire russe, la partie sud de
l’ancienne Arménie restant englobée dans le territoire turc.
Cependant, l’éclatement de l'ancien empire soviétique a dessiné des frontières qui créent des tensions entre Arméniens et Azéris. L’Azerbaïdjan est coupé en deux par l’Arménie et celle-ci
revendique la région du Haut-Karabagh, englobée dans l’Azerbaïdjan et peuplée essentiellement d’Arméniens. Des troubles éclatent dès 1988. L’Arménie occupe militairement, depuis 1993, une
partie de l’ouest de l’Azerbaïdjan, le corridor de Latchin. Cette occupation entraîna le déplacement de populations des deux camps. Aujourd’hui, malgré le cessez-le-feu de 1994, cette
question n’est toujours pas réglée.
Politique :
L'Arménie est la république caucasienne la moins favorisée. Elle est petite, montagneuse, enclavée, sans richesses naturelles et son agriculture est pauvre. De plus,
chrétienne, elle a des relations souvent difficiles avec son voisinage majoritairement musulman.
Relation conflictuelle avec l'Azerbaïdjan, au sujet du Haut-Karabagh, dont elle conteste le statut de région autonome sous tutelle Azérie.
Les relations avec l'Iran qui s'étaient dégradées depuis l'installation d'un régime islamiste à Téhéran, seraient, aujourd'hui, redevenues meilleures et tendraient même à se renforcer
comme en témoigne la construction du gazoduc reliant les deux pays.
Les relations avec la Turquie sont très confllictuelles en raison du négationnisme turc concernant le génocide arménien de 1915. La frontière est donc officiellement fermée entre ces deux
pays.
D'un point de vue politique, l'Arménie dispose d'un régime semi-présidentiel avec à sa tête Robert Kotcharian, élu en 1998 et réélu en 2003. Le premier président arménien fut Levon Ter
Petrossian, qui avait pris les rênes du pays en 1991. En 1998, affaibli dans son pays après avoir souhaité renégocier le statut du Haut-Karabagh, il est poussé à la démission avant d'être
remplacé par le président actuel.
Géographie :
Le pays est constituée de plateaux et de chaînes de montagnes très élevées. 90% du territoire se situe à plus de 1 000 mètres d'altitude. Son point culminant historique est
le mont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1915.
Depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie.
Le point culminant actuel est le mont Aragats et ses quelque 4 095 mètres. Le paysage arménien se caractérise également par ses lacs, notamment le lac Sevan un grand lac de 1 400 km² situé
à 60 km à l'est d'Erevan la capitale.
L'Arménie est située au cœur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. Le dernier grand tremblement de terre a fait 30 000 morts en 1988.
Le climat est continental, la végétation est rare et encore limitée par la déforestation.
Économie :
Après la chute de l'Union soviétique, les Arméniens durent tout reconstruire, repartant presque de zéro après soixante-dix ans de
communisme. Comme dans toutes les autres républiques de la CEI, le passage à l'économie de marché ne s'est pas fait sans mal malgré un important soutien de la diaspora arménienne. Les
entreprises ont été privatisées et un grand effort a été entrepris dans le secteur de l'agro-alimentaire afin de pouvoir assurer rapidement l'indépendance alimentaire du pays.
Cependant, l'économie a eu du mal à décoller durant les années 1990, à cause de l'inadaptation de l'outil industriel, le manque d'énergie, de fonds d'investissement et la pauvreté des
moyens de communications. Sa croissance fut seulement de 3,3 % en 1997, mais, désormais, la situation semble s'améliorer puisque le PIB a cru de 9,9 % en 2003.
L'activité industrielle peut espérer s'appuyer sur quelques ressources minières (cuivre et aluminium) ou sur l'or. Le pays ne possède pas de ressources pétrolières même si des prospections
sont menées. L'essentiel des industries est concentré à Erevan, la capitale (construction mécanique, caoutchouc).
D'un point de vue énergétique, l'Arménie a longtemps été dépendante de ses voisins et a souffert de graves pénuries (ni la Turquie, ni l'Azerbaïdjan n'étaient prêts à lui vendre de
l'énergie). Les Arméniens ont donc du prendre la grave décision de redémarrer la centrale nucléraire de Metsamor, (mise à l'arrêt en 1988 sous la pression des écologistes suite au
tremblement de terre) afin de pallier ce déficit énergétique.
Divers :
Langue officielle : Arménien
Capitale : Erevan
Plus grande ville : Erevan
Superficie : 29 800 km²
Population : 3 326 448 hab.
Monnaie : Dram (AMD)
Fuseau horaire UTC : +5
Domaine internet : .am
Indicatif téléphonique : +374. 
Liens externes

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