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À ses débuts, le cinéma était muet, il n’y avait donc pas de son en synchronisation à l’image. Plus tard on y intégra des mélodies pour accentuer les émotions et finalement, la technologie d’encodage du son sur le bord de la pellicule photo apparut. Puisqu’au début le son n’était pas présent, le réalisateur devait donc mettre en scène des histoires avec le moins de dialogue possible. Le but était de montrer les sentiments des personnages uniquement par l’image. Après l’arrivée du son lié à l’image pourtant, beaucoup de réalisateurs tel
Fritz Lang (qui avait baigné dans le muet) ou encore Alfred Hitchcock ont continué à créer en montrant davantage les choses qu'en les disant. Hitchcock disait d'ailleurs détester les films qui étaient des photographies de gens qui parlaient, et vouloir faire des films qui soient des photographies de gens qui pensent.
Pour exemple le film Soupçons (Hitchcock, 1941) où la quasi-totalité du film consiste à faire passer les émotions de Lina Mclaidlaw (Joan Fontaine) grâce aux expressions de son visage.
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