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Les imprimantes ont été conçues dès l'apparition des premiers ordinateurs, pour permettre la consultation et la conservation sur support papier des résultats produits par les programmes informatiques. En effet, à l'époque des premiers calculateurs, les écrans n'existaient pas encore et les méthodes de stockage de l'information étaient très rudimentaires et très coûteuses.
Avec le temps, les imprimantes ont énormément évolué dans leur méthode d'impression et de traction du papier, mais également dans leur qualité d'impression, leur encombrement et leur coût.
Imprimantes à marteaux ou à chaîne :
Utilisées surtout sur les gros ordinateurs |
centraux, leur mécanisme d'impression consistait en une chaîne sur laquelle étaient fixés tous les caractères imprimables.
Cette chaîne, entraînée par deux axes - telle une chaîne de vélo - était constamment en mouvement rapide au-dessus de la ligne à imprimer. Le long du parours de la chaîne étaient disposés des marteaux. Chaque marteau savait quel caractère il avait à imprimer. Le marteau attendait que la chaîne lui amène le caractère qu'il attendait, et le frappait pour l'imprimer sur la feuille. Il y avait donc autant de marteaux que de caractères imprimables sur une ligne. Ce système d'impression était assez rapide (il existait d'ailleurs des imprimantes qui contenaient toute une série de chaînes les unes au-dessous des autres, ce qui permettait d'imprimer une page entière d'un seul coup). Mais le jeu de caractères était limité, et bien entendu, il n'était pas question de changer de police rapidement, ou d'imprimer des graphiques.
Tête à aiguilles (ou matricielles) :
Sur les imprimantes à aiguilles, la tête d'impression est constituée d'une série d'aiguilles, alignées verticalement de façon à couvrir la hauteur d'une ligne de texte et propulsé par des électroaimants. Le nombre d'aiguilles peut varier d'une imprimante à l'autre (de 9 à 32 en général), la qualité d'impression est proportionnelle au nombre d'aiguilles. Cette tête se déplace le long de la ligne à imprimer.
L'encre est fournie par un ruban encreur, similaire aux rubans de machines à écrire (tissu imprégné d'encre), qui circule en boucle entre la tête d'impression et la feuille de papier. Chaque aiguille permet d'imprimer un minuscule point sur la feuille ; chaque caractère est donc constitué de multiples points.
Tête à marguerite :
Inspirée des machines à écrire, la tête d'impression est constituée d'une rosace, à la périphérie de laquelle sont fixés les différents caractères imprimables, tels les pétales d'une marguerite... Cette rosace tourne sur un axe motorisé. Le système se déplace le long de la ligne à imprimer.
Pour chaque caractère à imprimer, la rosace effectue une rotation pour présenter le caractère demandé devant un marteau, lequel frappe le caractère sur la page, au travers d'un ruban encreur. Ce système est assez lent et ne présente qu'un jeu de caractères restreint. Il est cependant possible de changer la police en changeant la marguerite.
Une variante, exclusivité d'IBM, comporte une sphère à la place de la margerite.
Tête thermique (économique) :
Ce mode d'impression nécessite un papier sensible à la chaleur. Le texte et les graphiques sont tranférés sur le papier qui se déplace devant une rangée (la largeur du papier) de minuscules résistances électriques chauffantes. Ce procédé présente l'inconvénient d'utiliser un papier assez coûteux et surtout de mauvaise conservation. Exposé à la chaleur (par exemple : le soleil derrière une vitre), il noircit sous l'effet de la chaleur, mais même à l'abri de la chaleur après plusieurs années le papier jaunit et les impressions disparaissent. Ce type d'impression est très présent dans les télécopieurs.
Tête thermique (haute qualité) :
C'est un système de transfert thermique qui est utilisé ici. La tête d'impression, constituée d'une série de petites résistances chauffantes, circule derrière un ruban spécial le long de la ligne d'impression. Le papier est de type standard ou fantaisie, le ruban est constitué d'un film plastique supportant une couche d'encre qui est transféreé sur le papier par la chaleur de la tête, il est non réutilisable. Ce type d'impression est de grande qualité, au prix d'un coût de revient assez élevé et d'une vitesse assez faible, mais dans un grand silence.
Impression à laser :
Sur ce système, l'encre se présente sous la forme d'une poudre extrêmement fine, le toner. Lors de l'impression, un laser dessine sur un tambour photo-sensible rotatif la page à imprimer, un dispositif électrique polarisant en fait une image magnétique. Sur ce tambour, l'encre en poudre polarisée inversement vient alors se répartir, n'adhérant qu'aux zones marquées par le laser. Une feuille vierge, elle-même chargé électriquement, est appliqué au tambour encré, récupérant l'encre. La fixation de l'encre sur la feuille se fait ensuite par chauffage et compression de la feuille encrée dans un four thermique.
Cette technique, bien que sophistiquée, permet une impression rapide (non plus ligne par ligne, mais page par page) très fine et très souple (impression de tous types de textes, de graphismes, de photos ...) avec une qualité irréprochable pour le noir et blanc. Cependant, elle est peu adaptée aux niveaux de gris, et de ce fait, à l'impression en couleur. Les évolutions technologiques et des techniques du début du XXIe siècle ont permis d'adapter la couleur à ce système d'impression.
Tête à jet d'encre :
Les têtes d'impressions jet d'encre utilisent de l'encre liquide contenue dans un réservoir. La tête proprement dite est percée de fins canaux remplis d'encre, et un système piezzo-électrique ou de chauffage électrique produit des variation de pression qui expulsent des gouttelettes sur la feuille, formant des points.
Comme avec les têtes à aiguilles, les caractères sont formés par des concentrations de points, et l'impression se fait donc ligne par ligne. Néanmoins, la finesse de ces gouttelettes est contrôlable, et la technologie permet un mélange des couleurs, si bien que la plupart des imprimantes jet d'encre récentes permettent des impressions « qualité photo ».
Méthodes de traction du papier :
Le papier a longtemps été guidé dans l'imprimante par ce que l'on appelait les caroles - une bande de papier perforé de gros trous réguliers - les picots - qui courait à droite et à gauche de la feuille. Les trous de cette bande venaient s'emboiter dans des roues dentées qui faisaient au besoin avancer ou reculer la feuille tout en la maintenant bien dans l'axe de l'impression. Cette bande était prédécoupée, pour être plus facilement détachée après l'impression.
Les inconvénients de cette solution sont :
- l'obligation d'utiliser du papier spécial (papier continu, dans lequel sont prédécoupées les feuilles et les caroles).
- le cadrage du papier était souvent délicat.
Depuis l'apparition des premières imprimantes à laser, le papier à caroles a petit à petit disparu: la traction du papier se fait dorénavant par des rouleaux qui enserrent et guident le papier tout au long de son chemin dans l'imprimante. Néanmoins, si cette méthode permet l'utilisation de papier normal, elle ne garantit pas toujours un cadrage parfait du papier, et est plus sujette aux bourrages.
Stratégie de vente :
Actuellement, les imprimantes grand public sont vendues à un prix proche, voire inférieur, à celui des cartouches. La marge est donc faite sur les cartouches. Pour disperser la concurrence, toutes les imprimantes utilisent des cartouches différentes (absence de standard). En outre, certaines imprimantes sont dotées d'un dispositif électronique bloquant l'imprimante en cas de détection de cartouche concurrente. Ce genre de stratégie a tendance à soulèver des polémiques.
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